TENDANCE BLEUE

Le blog de Thierry Seray, photographe. Deux lignes de fuite qui se rejoignent, l'univers de la mer et la passion de la photo. La mer au travers de l'image et inversement. L'océan, le voyage, la voile, les vieux gréements, les vagues, le surf, les bateaux,

jeudi 27 août 2009

Mark III + 17/35 f2.8 et False Killer Whales dans l'objectif

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Bon, je ne voudrais pas trop faire de démagogie à propos des compacts parce qu'il y a tout de même beaucoup de situation où l'EOS 1D Mark III associé dans ce cas à un 17/35 2.8 donne de bien meilleurs résultats, (mais le fichier est plus dense que ce que cette vignette en laisse deviner) ce qui est somme toute normal, l'attelage coutant environ 13 fois plus cher. C'était il y a une dizaine de jours au large de Drake. Un groupe de False Killer Whales nous a permis de les accompagner pendant un long moment. Nous les avons même quitté pour ne pas les déranger et ils sont revenus. Cet animal qui ressemble à une énorme dauphin mais dont le nez est beaucoup moins effilé peut mesure entre 4 et 6 m. Ceux qui sont passés sous notre petit bateau étaient de cette taille là. Grosse émotion pour ceux qui étaient à bord, d'autant qu'on avait eu droit au baleines peu de temps avant. Je ne voudrais surtout pas vous mettre les abeilles mais après ça on est allé plonger et on a croisé des requins pointes blanches, une tortue, des barracudas, des poissons perroquets, et une variété inouïe d'autres espèces. Le soir on est rentré boire une bière dans le lodge perdu eu pleine forêt tropicale, et on a convenu que c'était une bonne journée....

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Canon G10, Mode programme, fichier JPG

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Millions de pixels, format RAW, post production, le numérique a encastrer  le monde de la photo dans celui de l'informatique. Une situation qui présente des avantages et des inconvénients. Ceux qui vendent de la technologie ont tout intérêt à vous faire accepter qu'elle est incontournable. Sans compter tous ceux qui à tort ou à raison survendent l'aspect technique des choses pour mieux mettre en valeur leurs compétences. C'est de bonne guerre. Ceci étant dit, la photo reste une histoire de sens, de sensation, d'émotion et le perfection technique, celle du fichier n'est pas forcément obligatoire. Les grands maîtres du N&B nous ont séduit avec d'autres moyens. Cette photo de paysage est assez banale, je ne revendique pas un chef d'oeuvre d'autant que toutes les nuances qui font son intérêt risquent d'être broyées par la compression du blog, voire d'être dénaturée par les divers affichages sur les ordinateurs différents. Mais c'est quand même une chouette photo qui traduit un bel instant, une belle lumière qui se déploie en dégradés sur des rochers d'origines volcaniques associée à un ciel qui raconte une histoire, dont les nuages ont de la profondeur. Elle s'affichera mieux sur mon site si le coeur vous en dit de passer y faire un tour. Elle a été faite avec un Canon G10, en mode Programme, et ... en JPG. Et oui, on peut encore faire de belles photos en JPG...

Alors sans doute, le format RAW permet plus de souplesse et de rattraper certaines erreurs ou d'obtenir exactement la bonne exposition, même quand on ne l'a pas eu à la prise de vue. J'en discutais pas plus tard que ce matin avec Jean Christophe Courte d'urbanbike. C'est pratique et ca me sert également. Le propos est de dire ici que la photo peut rester simple pour ceux qui le veulent et que dans la course à la technologie, on ne peut que sélectionner que l'essentiel...

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mercredi 26 août 2009

La photo animalière de nuit et avec un compact

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Costa Rica, une nuit. La scène a lieu au sein d'un très beau lodge perdu en plein parc national du Corcovado au sud du pays. Pas la pleine forêt primaire mais la pleine forêt quand même. Deux serpents "green headed snake" en quête de grenouilles à avaler sont dans la végétation. Pas au sol, mais planqués au sein même de la végétation. Quelqu'un m'indique où ils sont. Seul, je ne les aurais jamais vu. Vert sur vert plus immobilité parfaite. On s'approche en essayer d'être le plus discret possible, les serpents étant très sensibles aux vibrations transmises par le sol. Anecdote intéressante, le rayon vert émis par le G10 pour aider le capteur à faire la mise au point, m'a permis dans le noir de localiser le serpent et de cadrer sur l'écran. La valeur de l'éclair du flash avait été préalablement diminué de 2/3 d'Il ou de 1 IL je ne sais plus, faudrait que je vérifie dans les champs IPTC. 

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Un Canon G10 au Costa Rica

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Si un appareil photo compact souffre souvent de la comparaison avec un reflex sur le strict plan technique (à moins de comparer un compact très haut de gamme à un reflex bas de gamme équipé d'un cul de bouteille en guise d'objectif), il a l'avantage de la discrétion et de capacité à être partout et tout le temps avec vous. Pendant l'année, j'ai l'habitude de me déplacer avec un gros sac à dos dans lequel prennent place deux très gros boitiers reflex, plusieurs zooms haut de gamme, c'est à dire lourds et volumineux, un super téléobjectifs, des flashs et la conséquente quantité de chargeurs et autres bricoles en tout genre pour faire fonctionner tout ça. Sans parler de l'ordinateur. Pendant les vacances, mon objectif est donc de voyager léger... Cet été, outre un Mark III et deux zooms (et oui quand même), j'avais emmené mon G10 acheté en juillet avec la ferme intention de le prendre avec moi dans le maximum de conditions. C'est grosso modo ce que j'ai fait même si je n'étais pas dans une optique reportage et que je n'ai pas passé mon temps à faire des photos. Le G10 donc, m'a vraiment bien plus car il laisse facilement la possibilité au photographe de prendre le dessus et ce, de diverses manières. J'ai travaillé en manuel, en priorité ouverture, j'ai utilisé les divers mode de mesure, le décalage d'exposition mais finalement, la fonction que j'ai le plus utilisée pour garder le contrôle de l'image aura été la compensation d'exposition, accessible par une molette en haut à gauche du G10. Un choix qui m'a permis le plus souvent de laisser le G10 en mode P comme le touriste lamda et de régler l'image comme je voulais. Cette photo a été prise une fin d'après-midi, vers 16h30, 17h sur la plage de Dominicalito au sud du pays sur la façade Pacifique. On devait surfer ce jour là en fin d'après-midi avec le retour de la marée haute mais les conditions n'était pas bonnes sur ce spot. Il faut dire aussi que la période qui va de mai à septembre correspond à la saison des pluies et qu'au Costa Rica, la saison des pluies se traduit là-bas par une vraie réalité. Rien à voir avec les caraïbes ou même l'indonésie. Il pleut tous les jours en fin de journée, parfois aussi le matin et les gouttes font un litre. J'étais resté sur le spot car l'orage qui se formait au loin prennait assez vite de l'épaisseur et les formations nuageuses était saisissantes. Je n'avais pas mon sac photo mais le G10 était dans la voiture. Sous le nuage puis finalement sous la pluie, le G10 a rempli son office même si parfaitement contrôler le cadrage et l'endroit où l'appareil fera la mise au point est toujours plus précis sur un reflex. Une partie des images de cette série est en JPG, l'autre en RAW. J'ai switché à un moment sur JPG en 9 mégapix car il ne restait plus de place sur la carte... J'ai fait toute une série dont certaines avec les pêcheurs qui partaient en mer à ce moment là. Certaines photos sont volontairement sous-exposées (-2/3 IL) pour donner plus de présence à ce ciel incroyable, pesant, mais majestueux. Je me suis d'ailleurs aperçu cette année, que photographier les plages au soleil, finissait par m'ennuyer profondément. J'ai beaucoup plus de sympathie pour ce genre de photo.D'autres images ici sur www.thierryserayphotography.com en attendant une plus grande sélection.

Petite réflexion supplémentaire : le G10 a séduit plusieurs photographes pro et bloggers qui en ont parlé des derniers temps et tous à peu prêt pour la même raison. Nous attendions en effet un petit boîtier a emmener partout et nous en avons parlé sans arrière pensée. Mais les gens de Canon doivent se frotter les mains et peut-être certains d'entre vous, vous posez vous des questions. Je tiens à votre disposition la facture de mon G10 au cas où... Je reviendrai sur les qualités et les défaults du G10 mais au délà, je ferai un parallèle compact/reflex car ce séjour en amérique centrale m'a permis, avec les deux types d'outils de bien voir les différences sur le terrain.

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dimanche 23 août 2009

Il reste des dinosaures

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Et oui, on vous a menti.... salut à tous. Je reviens de trois semaines au Costa Rica où je n'étais pas parti pour faire des photos mais bien pour déconnecter, décompresser, découvrir et surfer. Bon, j'avais quand même un Mark III, un 70-200/2.8 et mon vieux 17-35. Ainsi qu'un G10 que j'ai trimballé presque partout . On en reparle dans les jours qui viennent. L'animal ci-dessus s'appelle un Green Basilisk. La première fois que vous le voyez il vous flanque un peu la trouille avec ses pauses peu engageantes et ce malgré sa petite taille. Il se dresse ses pattes arrières et bouge son corps de haut en bas. Il peut courir sur l'eau, c'est vrai, je l'ai vu faire....  Des images de Jurasik Park me sont revenues à l'esprit...

Photographiquement parlant, ce type d'image et plus largement celle d'autres animaux à voir dans la forêt tropicale nécessite souvent la mise au point manuelle car les capteurs se font avoir par les premiers plans, une mesure à prédominance centrale ou une mesure spot pour bien contrôler le rendu de l'image, bien qu'il soit aussi possible de jouer avec la compensation d'exposition pour aller plus vite (un bouton plus une molette sur le Mark III avec le contrôle de la valeur sans quitter le viseur), et bien sûr de la discrétion et de la patience.  J'ai volontairement laissé l'image telle quelle après quelques petites corrections de rendu, mais sans recadrage aucun. J'aurai pu donner plus d'impact à la "bête" mais j'ai gardé mon choix d'origine qui replace bien le  gros lézard dans son contexte. La forêt, les oppositions de lumières, les feuillages, la pénombre général.

Que vous dire d'autres... le Costa Rica est un endroit fantastique bien qu'un peu... humide en cette période....

Posté par thierry seray à 01:14 - AUTOUR DU GLOBE - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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