dimanche 15 novembre 2009
50,98 nds
50,98 noeuds pour Alex Caizergues samedi à Luderitz et 50,95 pour Rob Douglas. L'Hydroptère a encore un peu de marge pour l'instant, 0,38 nds pour l'instant, ça ne sera pas forcément si facile à gratter mais ça reste dans le domaine du possible... si les conditions se stabilisent à Lüderitz. Wait and see. D'après le feedback d'Alex, c'est davantage la qualité du plan d'eau qui pose problème, les kiteboaders ayant beaucoup de difficulté à tenir le parquet quand la surface devient difficile. A 100 km/h sur l'eau sur une planche ultra-étroite et pas vraiment longue, on imagine...
lundi 9 novembre 2009
Interview Sebastien Cattelan, Monsieur 50 noeuds
Si tout le monde a bien retenu le nom d'Alex Caizergues, recordman du monde de vitesse à la voile en kitesurf avec une vitesse de 50,57 noeuds et ex-recordman du monde tout court avant que l'Hydroptère vienne graver sur les tablettes du WSSRC un nouveau et fabuleux chiffre, clôturant ainsi une des périodes les plus folles que la vitesse à la voile avait jamais connue (et que Tendance Bleue aura suivi dès juin 2007...), il est bon de se rappeler que Sebastien Cattelan a été le premier humain a passé officiellement la barre mythique des 50 noeuds. Aujourd'hui alors que tous les plus rapides kiteboarders de la planète sont en Namibie pour tordre le coup à l'Hydroptère, j'ai interviewé Seb pour le site Flysurf.com (entre 3 et 4 millions de pages vues par mois pour une fourchette de visiteurs uniques avoisinant les 80 000, donc gros traffic). Il est aussi l'organisateur du Lüderitz Speed Challenge
Depuis début Novembre, tout ce que la planète kite compte de roule ta bille du run sont à Luderitz, bled paumé au fin fond de la Namibie. Coincés entre le désert et un vent un rien inhumain, ils ne sont là que pour poursuivre l'un des plus vieux rêves de l'humanité, celui d'aller toujours plus vite. Dans très peu d'eau mais beaucoup de vent, ils font inexorablement monter mes enchères chaque année. A ce petit jeu, il ont invité la plus simple embarcation du monde à la table séculaire des gardiens de l'esprit du yachting. Même les lord anglais et autres cerbères du WSSRC ont plié et fait chapeau bas. Sébastien Cattelan est à l'origine de cet événement pas comme les autres, Le Luderitz Speed Challenge, monté à l'arrache et à l'énergie mais dont la résonance est pourtant planétaire. Découvreur du spot, premier homme à avoir franchi les 50 noeuds malgré une casquette d'organisateur qui en aurait freiné plus d'un, il récidive cette année dans le double costard. Chef d'orchestre et soliste. Les autres peuvent lui en être reconnaissant, le taulier offre gîte, couverts, challenge sportif et apparemment "entertainment" sur un plateau. Une interview de Sebastien Cattelan n'est jamais un moment anodin puisqu'il manie le mot et le trait d'esprit comme une arme de précision. Vous noterez pourtant que Mr Cattelan prend ici le pas sur Catman. Cet interview laisse en effet apparaitre l'épaisseur d'un personnage qui prend son rôle au sérieux. Ce qu'il dit aussi à propos de l'ambiance là-bas vaut son pesant d'or. A l'heure où les enjeux et les égos pourraient déliter l'ambiance, Seb nous parle d'un groupe soudé sous le sceau d'une même aventure. A la question de la com sur les V-max qui avait tout de même provoqué quelques ruades chez les pur-sangs parqués du coté de Luderitz, le Seb s'en sort plutôt bien. Le Luderitz Speed Challenge se déroule tout le mois de novembre et c'est qu'on leur veuille ou non, l'un des événement phare du kitesurf au niveau planétaire. A l'orée de 2010, l'univers du kitesurf n'a jamais été aussi passionnant. On peut regarder du coté de Luderitz, admirer les films comme Addikt 2 de F.One et le dernier opus de Ben Wilson, se régaler des performances en freestyle ou des tendance strapless, on peut se raisonnablement se réjouir du développement de la longue distance et du snowkite et se dire que le kitesurf est un sport qui commence vraiment à mûrir. On laisse la parole à Seb. C'est sur Flysurf.com et nul part ailleurs.
Tendance Bleue : Coureur et organisateur. Double casquettes et deux fois plus de taff. Pas trop difficile à tenir comme challenge ?
On est jamais mieux servi que par soi-même, c'est trop de boulot mais que du bonheur. Ca me rempli le cœur de voir des riders de tout horizon et de tout poil dévaler le run à corps perdu .
Tendance Bleue : tu avais un partenaire sur l'organisation l'année dernière ? Qui t'aide cette année ?
Plusieurs personnes participent à l'organisation sur un événement de cette envergure. J'avais un associé officiel depuis le début mais qui s’est révélé finalement être vraiment bidon. La première impression est toujours la bonne, avec un physique pareil il aurait au moins pu être bon comptable, même pas ! Maintenant je n'aurai plus de mauvaise surprise et pourrai dormir en paix. Je lui ai donné sa chance et il m'a trahi. A présent je suis épaulé par Sophie Routaboul qui dirige la société so eVENT . Une organisatrice de talent et de charme qui est efficace quelque soit le problème.
Tendance Bleue : Luderitz commence par un gros coup de baston et tu communiques sur les V-Max. Impressionnant forcément (bravo pour ton chiffre..) mais jeux dangereux tu ne l'ignores pas. Alors pourquoi ?
C’était pas voulu, je le jure. J'ai toujours communiqué sur le GPS car cela nous donne le potentiel réalisable. Pour ce qui est de la prise de risque, le jour ou je m'arrêterais d en prendre, c est que je serai mort. L’important est d’aller au bout des choses.
Tendance Bleue : le Luderitz Speed Challenge est un événement planétaire sur les plan des retombées et des résultats et pas de gros sponsor officiel. Pourquoi ?
C'est la crise même au pays des diamants. L'an dernier, j'ai annoncé que l’on allait enfin passer la barre des 50, on l’a fait. Luderitz est une valeur sûre. C'est une épreuve historique avec une communication généraliste. Malgré avoir fait beaucoup dans ce sens, tout le monde reste sur la réserve. Apparemment, mêler son image à une aventure positive au bout du désert serait trop de risque. Si un lecteur est intéressé… à votre bon cœur !
Tendance Bleue : chaque année, il se passe quelque chose de fort. La pression devient plus forte j'imagine. Est-ce que l'ambiance a changé en deux ans ?
Elle s'est améliorée. Tels des camping-caristes qui se retrouvent tous les ans autour d'un Ricard, à un détail près : cette sensation de graver son nom dans l histoire de ses rêves. Cela nous lie en une confrérie. Ce but unique nous canalise et résout tous les problèmes de la vie. Le fait d'aller tous dans la même direction nous permet d'éviter les conflits. J'ai loué une maison pour vingt personnes, genre « loft story », avec barbecue no futur et organise d’autres activités anti-pétoles genre trip cata au milieu des baleines, dauphins et autres gros phoques. Ce matin petit déj’ à la ville fantôme : ancienne mine de diamants. D'autres réjouissances restent à venir : safaris, quad dans le désert namibien, shark fishing entre coupé de maxi sessions freestyle et vague .
Tendance Bleue : est-ce que la pression sur le run ne devient pas plus difficile à gérer ?
Côté stress, j'ai connu pire, genre a Fuerté avec un banc d'espagnoles affamées qui t'attendent en raclant la poussière d'un coup de talon. C'est là que tu chopes ton herpes , hein Alex ??
Tendance Bleue : on ne t'imaginais pas forcément aux commandes d'un événement. Pourquoi as-tu plongé dans ce job difficile ?
Il fallait que ce soit un rider qui prenne les commandes . Je me suis retrouvé a faire ça a temps plein toute l'année. C'est un nouveau challenge pour moi. Je rassemble toute mon expérience et mon énergie, le Catman faisant place au Sébastien Cattelan.
C'est la suite logique après avoir couru pendant une bonne quinzaine d'années. C'est un concept qui offre la chance de s exprimer : 2 caméras , 1 résultat , 3 possibilités...
vendredi 30 octobre 2009
61,8 noeuds en vitesse de pointe
Un vent à décorner un CRS est venu déchirer le lagon de Luderitz hier. Premier résultat tangible, il n'y a plus internet sur place. Mais l'information peut quand même transiter par les moyens "old-school" et le téléphone a prouvé son efficacité. Alors tenez vous bien. : Sebastien Cattelan (qui ridait en 9 m dans du 50 noeuds) a réalisé une V-Max de 61,7 noeuds. Il a également réalisé une moyenne de 56,8 noeuds sur 10 secondes et un run de 500 m à 53,058 noeuds mais avant le début officiel de la période WSSRC donc aucun record à attendre. Mais c'est prometteur. Dans des rafales à 55 noeuds (et non pas 48 nds comme écrit précédemment) plutôt rudes pour un échauffement, Alex Caizergues a score 58 nds en V Max et 53 sur 10 seconde. Manu Taub a détruit une Bandi 8 m, on déplore aussi quelques gros crashs mais à priori rien de grave.
Un peu de feedback en live sur les vitesses de pointe. Pour info Hernie est le père de Sjoukje, l'actuelle détentrice du record chez les femmes.
Hennie Bredenkamp (58 knots): “electric, it’s my best speed ever!”
Alex Caizergues (59.5 knots)
Basil Cambanis (52.5): “I went maybe too late in the water”
Sebastien Cattelan (61.8 knots): “It was spectacular. We hope to push the limits further and maybe to break the outright record again. The dream gave me wings to run the event and motivated me to ride like never before.”
Sophie Routaboul (40 knots)
Charlotte Consorti (43 knots)
mardi 8 septembre 2009
Interview Alain Thébault, skipper de l'Hydroptère et détenteur du record absolu avec 51,36 noeuds
Vendredi dernier, alors que l'équipe prévoyait une montée en charge progressive puisque le bateau n'avait été remis à l'eau que quelques semaines auparavant et ceci après son chavirage de l'automne dernier, Alain Thébault et son équipage grillent la politesse au chrono et exploitent au mieux un vent d'ouest de 25/30 noeuds en rade d'Hyères pour une bonne glissade a plus de 50 noeuds. Record absolu à la clé. Retour sur cet épisode avec Alain Thébault, skipper de l'Hydroptère, dont j'ai souvent parlé ici, ainsi que dans la revue Bateaux. On apprend dans cette interview que l'Hydroptère.ch est bien en construction, Alain y confirme aussi ses visées hauturières et son rêve de tour du monde en 40 jours, et que l'Hydroptère a battu le record avec son "vieux gréement" . (crédit photo : Thierry Seray)
Tu prévoyais un montée en charge progressive et vous battez le record quasiment de suite. Tu cachais ton jeu où était-ce une surprise ?
Le petit mot de Christohe Simian, chonométreur Officiel WSSRC et présent ce jour là me paraît répondre parfaitement à la question : « Salut Alain , ce que vous avez fait vendredi est immense voir grandiose. En tant qu'observateur WSSRC j'observe ! la chose qui m'a le plus impressionné vendredi : c'est la concentration de l'équipage , sa force et son professionnalisme , il se dégageait de vous une espèce d' invincibilité ainsi qu' une puissance incroyable!!! Je n’avais jamais vu ça auparavant ! Encore bravo à ton équipe ! j' aurai vu 9 records absolus de vitesse à la voile grâce à vous ! Je suis prêt pour le 10 ème ! A bientôt et sincères amitiés . Christophe Simian »
Les records successifs de Sail Rocket et surtout de Macquarie Innovations avec les 50 noeuds franchis n'ont-ils pas un peu entamé le moral de l'équipe cet hiver ?
Pas le mien en tout cas. Je vais demander à Boris Cyrulnic d’avoir la gentillesse de m’expliquer ;-). Mais la réponse est sûrement dans mon premier livre : Pilote d’un rêve publié chez Flammarion
Les derniers runs à Port Saint Louis dans le vent fort étaient difficiles avec un bateau difficile à stabiliser, comment se sont passés les premiers runs à Hyères ?
La première journée d’essais à Hyères s’est bien déroulée avec une vitesse supérieure à 50 nœuds dès les premiers runs. Par rapport à notre dernière navigation à Port Saint Louis, le bateau semble désormais plus rapide. Et aussi stable à l’endroit qu’à l’envers ;-)
Y-a t-il eu des changements techniques sur le bateau pendant l'hiver ?
Nous avons retouché le profil des foils. Notre gréement vitesse étant détruit, nous avons installé pour 2009 le gréement hauturier, moins performant et les anciennes voiles qui datent de trois ans. Le bateau semble quand même assez rapide ;-)
Penses-tu les 54 noeuds à votre portée immédiate et où situes-tu la limite maintenant ?
En bon paysan du high tech, je prends le temps d’aller vite. Nous avons surement une petite marge de progression mais filer 54 de moyenne n’est pas notre objectif, c’est plutôt l’objectif annoncé des kites. Notre ambition est de naviguer au large désormais puis en 2010 et en parallèle de développer notre nouveau laboratoire l’Hydroptère.ch.
Observer les adversaires fait partie du jeu, quel est le plus dangereux à tes yeux aujourd'hui ?
Je suis proche des valeurs du rugby et ai beaucoup de respects pour les autres acteurs du monde de la glisse. A fond pendant le match, mais le plus important n’est il pas de boire une bière ensemble ensuite.Le plus dangereux vient toujours de soi même. De dépasser ses propres limites.
Tu as atteint un objectif voulu depuis des années. Qu'as-tu ressenti juste au moment où le record a été battu ?
Je n’ai atteint qu’une partie de mes objectifs. Nous ne faisons qu’une incursion dans le domaine de la haute vitesse et le bateau n’est pas initialement conçu pour cela. Après cette accélération prodigieuse, mais stable et maîtrisée, j’ai eu une pensée pour mon équipe à terre et sur l’eau. Ces deux records mondiaux sont le fruit de leur travail, d’un travail collectif dans un contexte parfois difficile, je leur dis ma gratitude et mon respect. J’ai eu une pensée très émue également pour deux hommes qui n’étaient pas à bord. Le premier Eric Tabarly qui m’a parrainé, poussé, porté contre vents et marées. Une pensée aussi et surtout pour Thierry Lombard qui a sauvé ce programme quand nous étions échoué sur Lanzarote. Quand c’est difficile, généralement il n’y a pas grand monde…Thierry a toujours été là pour moi, pour nous et son soutien indéfectible. Ce double record mondial est le sien, le leur à tous les deux car ils partagent humilité et vision.
Tu as dit dans le passé que l'Hydroptère tournerait la page de la vitesse après le record ? Quel est votre programme maintenant ? Quel est ton désir profond à toi ?
J’ai envie de m’accorder quelques jours pour lire et jardiner.
L'Hydroptère peut-il rivaliser avec les trimarans géants comme Banque Populaire ?
L’Hydroptère.ch, voilier laboratoire de 35 pieds est en cours de construction chez B&B à la Trinité sur Mer et au chantier Décision en Suisse. Il préfigure l’Hydroptère géant qui répondra à notre rêve ultime, le tour du monde en volant et en 40 jours.
vendredi 4 septembre 2009
L'Hydroptère enfin en tête de liste
A qui dédier l'événement de l'après-midi ? A Eric Tabarly sans doute à quelques jours de l'arrivée de cinq PenDuick à Marseille. Alain Thébault, son bateau et son équipage dont un certain Anders Bringdal se sont enfin approprié le record absolu de vitesse à la voile avec une vitesse à priori supérieure à 51 nds. On n'attendra pas le temps définitif pour boire le champagne. La vitesse commence tôt cette saison. La fin de l'été et le début de l'automne devrait être riches en nouvelles suprises.
mardi 31 mars 2009
Vitesse en kitesurf : Sjoukje Bredenkamp

Sjoukje Bredenkamp hier à Port Saint Louis du Rhône. Canon EOS 1D Mark III, objectif EF L 300/2.8 IS USM + converter 1.4. ISO 100
Je reviens un peu sur les conditions de cette image. Port Saint Louis du Rhône est un coin attachant, la plage Napoléon n'est pas vilaine mais hier matin la lumière était dure et pour info venait de la gauche du run. Le vent n'était pas très fort, donc l'action était peu spectaculaire. En vitesse, en général, on préfère les vues de face, pour bien montrer la position et éventuellement la tête du compétiteur qui en bave, surtout dans le gros temps. Les vues de face étaient hier à proscrire sauf à travailler au 600 mm. J'ai fait quelques gros plans dont certains en contre jour car j'aime ça mais ça ne donnait pas ec que je voulais. En kite, pour que l'image soit "lisible" par le plus grand nombre, il est bon de mettre tous les ingrédients dans l'image. Le spot, le rider, la planche et surtout l'aile. Là j'ai choisi de zapper la planche car l'axe de prise de vue n'était pas compatible avec la plage en léger contrebas, mais il fallait que je puisse mettre quelque chose qui traduise le mouvement. La gerbe d'eau provoquée par l'appui de Sjoukje remplit ce rôle. Cet axe de prise de vue garantissait aussi un arrière plan clair, car de l'autre il y a les raffineries de Fos en arrière plan et les pétroliers. Et puis j'aime bien cet axe car il symbolise aussi la fuite du rider vers la fin du run. J'avais shooté Alex Caizergues comme ça l'année dernière mais en plus gros plan. En attendant qu'elle soit sur mon site sur lequel le fichier moins compressé rendra mieux, cette image est visible en plus grand dans les NEWS (où elle sort quand même un peu claire) de flysurf.com
Retour sur la vitesse
Ce blog a suivi de très près l'actualité de la vitesse et ce dès 2007 (voir le grand sujet sorti dans BATEAUX en juin je crois) alors que nous étions peu à nous pencher sur le sujet. L'Hydroptère re commençait à faire parler de lui, les windsurfers étaient dans le coup et on ne parlait pas encore des kiteboarders scotchés à 42 nds. Vous connaissez la suite de l'histoire. Fin 2008, les 50 noeuds n'étaient plus un rêve, les kiteboarders ayant raflé la mise et L'Hydroptère, Sailing Rocket et Macquarie Innovations étaient - contre tout attente pour certains - revenus dans la course, le record changeant trois fois de main dans la dernière ligne droite de l'année. Ce blog relayant à chaque fois l'info parmi les premiers. Mais je dois avouer que la bataille médiatique entourant le sujet devenu brûlant, les diverses polémiques entourant les conditions de record, les annonces impromptues de vitesse de pointe noyant un peu l'impact du record en kite et provoquant la confusion, m'avaient un peu déçu, je suis donc passé à d'autres sujets comme tête de gondole du blog. Mais force est de constater que 2009 démarre fort. Macquarie Innovations vient de franchir les 50 noeuds, la saison redémarre et il y a encore des aventures à vivre sur le front du speed. Je relaye donc un vidéo vue à l'instant sur le toujours excellent blog Foilers. Il s'agit d'une séquence technique tournée à L'EFPL de Lausanne, partenaire technique de l'Hydroptère. La bataille de la communication n'est pas terminée...
lundi 30 mars 2009
vitesse à la voile. Macquarie Innovation passe les 50 noeuds
La nouvelle m'avait échappée mais elle était un des sujets de conversation hier soir au Mosquito, petit bar de Port Saint Louis où se réunissait dans la soirée tout le gratin de la vitesse en kite (Caizergues, Taub, Cattelan, Douglas, Consorti, Bredenkamp..) autour d'une tartiflette arrosée de Sangria (...). Macquarie Innovation, le bateau australien détenteur du record actuel avec 48,14 nds vient de battre son propre record avec un run à 50,43 noeuds , temps qui sera ramené pour l'homologation à 50,08 une fois la valeur du courant retirée, dans d'après ce qu'on m'a dit un vent moyen de 22/24 noeuds, ce qui fait de cette performance également un vrai exploit technologique. Si la vitesse fut passionnante en 2008, l'année 2009 commence de fort belle manière et autant vous dire que tout le monde pense dorénavant aux 100 km/h... LE nouveau challenge.
jeudi 29 janvier 2009
WSSRC Approuved
The WSSR Council announces the ratification of a new World Record:
Record: World C class record
Yacht: Macquarie Innovation
Name: Simon McKeon. AUS
Dates: 19th December 2008
Start time: 12:37:54.8
Finish time: 12:38:14.9
Elapsed time: 20.01
Distance: 500 metres
Current: 0.42 kts
Average speed: 48.14 kts
Venue: Sandy Point. AUS
Previous record : 1993: Yellow Pages, Simon Mckeon AUS Sandy Point. AUS : 46.52 kts
mardi 6 janvier 2009
Low Wind Speed Sailing Performance
Macquarie Innovation est un bateau qui me fascine. Il en était de même pour son prédécesseur Yellow Pages. Ce tripode au look futuriste fait passer la voile dans une autre dimension, c'est pourquoi j'en ai souvent parlé ici-même ainsi que dans la presse magazine lors de divers sujet axés sur la quête du run parfait sur 500 mètres. Je regrette simplement d'être basé si loin de l'Australie, j'aurais suivi cette aventure pas à pas croyez moi. Ce qui distingue MI du reste de la joyeuse troupe des gaillards qui s'échinent à aller vite sur le demi-kilomètre, est la plage de vent dans lequel l'équipe cherche à être performante et la manière dont elle pratique la vitesse. Low Wind Speed Sailing Performance, tel est leur créneau. Au lieu de se battre contre les éléments, vent ahurissant et plan d'eau forcément rétif, les australiens s'emparent de ce qui n'est pour les autres qu'un petit courant d'air juste bon à sécher les voiles pour en tirer la quintessence. Sur le créneau ils sont seuls et à mes yeux c'est sans doute la quête la plus passionnante car l'aspect technique y est poussé au maximum. En effet, le bateau est capable de multiplier par deux voire même par presque trois la vitesse du vent, il y a donc quelque chose de magique là-dedans, même si en théorie, mécaniquement parlant, ça s'explique assez facilement. Dans les faits, on sait que c'est plus dur à réaliser. L'équipe australienne vient de faire une demande de ratification pour un run à 48,57 nds, réalisé par 17 noeuds de vent. A priori, si ratification il y a on parle de 48,15. 48,15 dans 17 noeuds de vent, le bonheur absolu. Après des années de galère, les australiens reviennent dans la course et de quelle manière.Et MI n'est même pas un foiler...
Les 50 noeuds à la voile, conquis par Sebastien Cattelan, puis par Alex Caizergues sont toujours à prendre pour les voileux. On sait maintenant que MI, SailRocket et L'Hydroptère sont dans un mouchoir de poche. Qui sera le premier ? Faites vos jeux... Après des années de coma, la vitesse à la voile nous fournit matière à émerveillement tous les mois depuis plus d'un an et ce n'est pas fini. Qui va s'en plaindre ?
