dimanche 16 mars 2008
Quand le rouge plonge dans le bleu

Le Cap Dramont est sans doute un des plus beaux endroits de la façade méditerranéenne qui compte pourtant quelques joyaux. Quand les conditions de lumières sont bonnes, ce site naturel donne le meilleur de lui-même. En fait, le Cap Dramont est la rencontre entre le massif de l'Esterel et la Méditerranée, d'où le titre de ce post. En effet, ce massif qui se caractérise par sa couleur rouge, plonge littéralement DANS dans la Méditerranée. Vous imaginez bien que, lorsque les conditions météorologique favorisent les rendus des lumières et des contrastes, que cette collision du rouge et du bleu donne quelque chose de magique puisque le relief est quant à lui extraordinaire et que le vert des pins s'y mêle. A la limite, le travail en photo consisterai presque à "éviter" les rencontre de tons trop forts. La nature est belle et puissante au Cap Dramont ne vous y trompez pas et le tour du Cap par le sentier des douaniers, une ballade sans problème d'un peu plus d'une heure est un vrai régal.
Sur le pure plan photographique, il faut savoir attendre (ce dont je n'avais pas la possibilité hier) où avoir le loisir d'y retourner souvent pour bénéficier des meilleurs lumières et du meilleur angle en fonction de chaque "plan" que vous voulez faire. Et des images, il y en a des centaines à pêcher là-bas.
Ce qui est drôle aussi, c'est que ce genre de scène vous montrera rapidement les limites de votre appareil. Si j'avais un cours à faire sur le monde manuel et les vraies raisons de l'utiliser, c'est sans nul doute là-bas que je ferai une démo. Je m'explique. Un jour comme hier, vous avez dans votre cadre une large partie du bleu de la mer, une zone de ciel très lumineuse, une inévitable portion de roches ocres et... une dernière non moins importante de végétation typiquemement méditerranéenne à dominante verte foncée. Votre boitier reflex vous donnera toujours des résultats très diverses et très variables à la moindre modification de cadrage, qu'il prenne en compte plus de végétation ou plus de ciel par exemple. Vous n'aurez que très rarement la "bonne" exposition avec la cellule, celle qui rend bien les tons et les textures. Soit vous devrez vous aidez de la touche de verrouillage de l'exposition, soit vous devrez bosser en manuel pour avoir les bons rendus de roche notamment. Et pour cela, aller dans bien des cas, vers ce que votre appareil jugera comme de la sous-exposition.

Bon, la photo qui illustre ce post est presque un pied de nez puisque un franc contre-jour ne vous permet pas de vraiment vous rendre compte des oppositions de couleurs mais celle-ci est plus parlante. Les plus perspicaces auront remarquer la tour carré en arrière-plan de l'image du haut. C'est la tour qui inspira Hergé pour une des aventures de Tintin. A part ça la compression "canalblog" massacre un peu le rendu de ces deux vignettes, je mettrai probablement une sélection sur mon site prochainement.
lundi 17 décembre 2007
Petite réflexion sur l'ergonomie des boîtiers
La météo avait prévu des averses neigeuses et même si le temps de la veille, un gros et puissant flux de sud-est et du froid laissait à penser que cette vision était la bonne, le dimanche se déroula sous un soleil radieux. Ce fût une bonne raison d'aller arpenter les chemins du pays d'Aix à la recherche de quelques belles lumières et de repèrer quelques bons passages pour le VTT. On a notamment longer la Sainte Victoire par le chemin que connaisent bien certains grimpeur au pied de la face mais compte-tenu de ça justement, ce n'est pas l'endroit idéal car obligeant à des angles trop en contre-plongée.
Pour l'occasion, j'étais en famille et nous avions emporté pas moins de trois boîtiers. Un Nikon D40X, un Sony Alpha 100 et un Canon EOS 30D. Ce sont surtout les deux premiers, clairement orientés grand public, qui ont servi, le 30D étant une veille connaissance. Ensuite, les boitiers passant de mains en mains, y compris dans celles de Jessica 10 ans, on les a réglé sur le Mode tout auto (carré vert) voir en mode P. Comme des vrais touristes, pour voir quel type de résultats on obtenait.
Premier point les différences d'exposition sont assez sensibles. D'une certaine manière c'est assez surprenant. Le Sony Alpha 100 a une tendance à sous-exposer légèrement les sujets globalement très lumineux (rien de catastrophique et facilement rattrapable sur l'ordinateur) tandis que le Nikon est sans doute plus équilibré mais il nous a bizarrement interprêté certaines hautes lumières dans des situations comprenant deux plans très constrastés. De la végétation vert sombre et de la roche inondée de soleil par exemple. Le rendu d'image du Sony Alpha est bon et celui du Nikon également, mais coté piqué d'image, on se heurte sans doute aux limites des petits zooms accessible en prix. Les millions de pixels ne font effectivement pas tout dans une photo.
Coté prise en main, j'ai bien apprécié la taille du D40X vraiment compact et pratique, son impression de qualité, et le zoom 18-55 doux et fluide. Bon coté AF, ce n'est pas une foudre de guerre. Après, certaines situations nécessitent de reprendre le contrôle de l'appareil et là, j'ai retrouvé le même défaut sur les deux. Certes le Sony a davantage de fonctions accessibles rapidement par boutons (tant de boutons ca peut même suprendre et rebuter un amateur soucieux de simplicité) mais pas celle-là. Il faut utiliser la molette de gauche et avoir recours à l'écran. Impossible donc de changer rapidement de mode de mesure de la lumière. Même combar chez Nikon, ce genre de détail se gère par les menus. Pourtant, à de nombreuses reprises, passer en mesure à prepondérance centrale est bien utile (ne parlons même pas de mesure spot que peu de gens pensent ou savent utiliser) et il faut pourvoir le faire rapidement. Tout comme il faut pouvoir revenir à une mesure plus globale.

Photo : Montagne Sainte Victoire. Sony Alpha 100. Zoom 28-70 3.5/5.6
vendredi 26 octobre 2007
Mistral Noir
J'aime ce terme de Mistral Noir. Il y a du dramatique dans ces mots, du littéraire, du romanesque, voir du romantique. Habituellement, en Provence, le Mistral est synonyme de bleu. Il efface les nuages, nettoye le ciel, quand un secteur Ouest laisse davantage de nuages plus propices à la photo d'ailleurs. Le Mistral est noir quand il se combine à une journée pluvieuse ce qui est rare. Il est 8h49 quand j'écris ces mots. Ici, à Fuveau, le secteur de vent est encore à l'Est, les lourds nuages passent vite dans le ciel mais dans la vallée du Rhône, le Nord-Ouest est déjà établi. En mer, ca risque d'être très beau quoique très agité. Sans doute une bonne journée pour le surf sur la côte bleue. Il a plu toute la journée hier. Il a plu toute la journée et la dernière séquence de pluie remontait au 25 mai. Oui au 25 mai. Autant dire que la pluie était la bienvenue. Je vous laisse avec ce bulletin météo plein de belles promesses. A Carro, ce sera sans doute une grosse journée de wave riding pour les windsurfers.
Prévisions pour la journée du vendredi 26 octobre:
Vent : De Port Camargue à Ouest de Marseille , vent de secteur Nord
force 5 à 6 force 7 par intermittence.
-entre large de Marseille et la Ciotat : près du littoral ,vent
variable force 2 à 4 ; au large Nord-ouest force 4 à 6 vers Marseille
et secteur Est force 5 à 7 vers large de la Ciotat mollissant en fin
de matinée .
-de Toulon aux Iles d'Hyères , Nord-est force 4 à 7 près du littoral
localement force 8 à 9 au large en début de matinée, mollissant
rapidement en matinée secteur Est force 4 à 6 .
-Sur Est du Var, vent de Nord-Est force 6 à 8 , mollissant en virant
progressivement en début de matinée secteur Est force 4 à 6 , puis
force 3 à 5 l'après-midi .
Mer :Forte sur Est du var et les Iles d'Hyères s'atténuant en fin de
matinée.Sur Ouest de Provence , mer peu agitée à agitée, localement
forte au large s'atténuant en fin de matinée.
Houle : houle d'Est 0.5 à 1.5 m de la côte vers le large.
Temps : très nuageux et pluvieux.Localement orageux en cours de
journée .
Visi : bonne à médiocre sous pluies
mardi 14 août 2007
Luxe, calme et volupté... en Camargue

Il y a une infinité de façons de profiter de ses vacances : naviguer, nager, pêcher, écouter du bon son, faire la fête, découvrir de nouveaux horizons, goûter un bon vin, faire de la descente en VTT, lire un bon bouquin et j'en passe. Si vos vacances sont courtes, passer un moment de détente absolue dans un très beau cadre est aussi une bonne solution. Quelquefois, les bons plans ne sont pas si éloignés de chez vous. Je connais un endroit subblime, en Camargue à quelques encablûres des Saintes Maries de la Mer. Le Mas de la Fouque est un 4 étoiles superbement agencé et décoré. Si vous aimez les endroits sophistiqués, où la décoration fait l'objet de tous les soins, si vous craquez pour les ambiances camarguaises, la mer, la cuisine, la culture et la musique locale, c'est un endroit à découvrir. Certes une carte bleue à réfroidissement liquide est conseillée mais là c'est un autre débat. En tout cas, là, au milieu des marais, avec une lumière en or massif, vous aurez du caviar à vous mettre sous l'objectif. Des Saintes Maries, les kiteboarders peuvent aller jusqu'à Beauduc en contournant l'immense étang de Vacarès. La Camargue est décidément unique. 
vendredi 20 juillet 2007
Un peu de Provence dans un mois de juillet tout gris

A l'heure où le ciel de juillet n'est pas celui espéré pour une grande partie de l'hexagone, je vous signale la mise en ligne sur mon site d'une sélection d'images de la montagne Sainte Victoire, si chère à Cézanne qui pour l'occasion fait venir à Aix en Provence les touristes du monde entier. J'ai la chance d'habiter à 10 minutes de ce site naturel si imposant quand on s'en approche que je ne boude pas mon plaisir. C'est vraiment un endroit subblime, un peu hors du temps, hors du bruit. Le soleil y cogne fort les jours d'été, le froid y est mordant les jours d'hiver, le mistral y rode souvent tel un loup qu'on ne verrait jamais mais dont on devinerait la présence. C'est un site "naturel" car la nature y a de la force et de la beauté. C'est un site où la nature a une "présence" particulière, même si finalement cette face de pierre n'a que mille mètres de haut. Il fait bon y déambuller avec un reflex, on peut y marcher des heures, c'est un bon site pour le freeride en VTT, un spot de renommé mondial pour la grimpe, un vrai défi pour le parapente. J'avais ouvert cet hiver un blog sur la Provence et dédié à la Sainte mais j'ai un peu présumé de mon emploi du temps. Mais ce blog va revenir sous une nouvelle forme d'ici quelques temps.
mercredi 7 mars 2007
La puissance et la souplesse du format RAW

Je dois avouer que j'ai mis du temps - comme beaucoup - à abandonner la diapositive et en particulier la fameuse Fuji Velvia. On n'efface pas plus de dix ans de connivence comme ça. Quand j'ai eu mon premier Canon 10D et que j'ai vu mes premières images prises avec les pré-réglages d'origine et visionnées sur un écran pas calibré, j'ai cru que la couleur était en option. Aujourd'hui - comme beaucoup - je ne ferai pas le chemin en arrière et je regarde mon EOS1V sans nostalgie sinon pour son prix.
La technologie numérique et son rendu plus froid et plus plat - au moins au début m'a dérangé notamment parce que le Velvia donnait de très bons résultat pour le ciel ou le rendu de l'eau. Mais les boitiers d'aujourd'hui font mieux. Cerise sur le gâteau, le RAW permet d'ajuster parfaitement une exposition ou une balance des blancs, on aurait même pas osé en rêver. Enfin, ce n'est pas à négliger, nos yeux se sont habitués à ces nouveaux équlibres de couleurs.
Dernièrement, je suis allé faire une petite session photo à la Sainte Victoire tout prêt de chez moi. J'ai beaucoup de diapos de la Sainte et il se trouve que depuis deux saisons, je n'avais pas vraiment pris le temps d'y retourner faire des images en pouvant profiter de bonnes conditions météo. Outre certaines photos prises un peu plus tôt dans l'après-midi et que j'ai montré ici, il a celle qui ouvre ce post. Le soleil décline et je suis dans la partie ouest de la Sainte. Jusqu'à présent, c'est avec genre de lumière que ce soit sur terre ou en mer que je trouvais que le numérique ne me donnait pas entière satisfaction.
Dans ce cas présent, j'ai travaillé avec mon vieux et fidèle EOS 20D. Sa cellule est un peu frivole mais je bosse généralement en manuel. Là, je cherche une image dense pour respecter ce que je vois. Des textures et surtout des couleurs. Le fchier est un RAW que je développe avec DPP, le soft de Canon. Quitte à passer pour un fou, ce soft est fourni avec l'appareil et le budget à claquer en boitier/objectif/ordinateur/disque dur et soft en tout genre me fait frémir...
DPP dernière version donc. J'ajuste l'exposition mais finalement très peu (0,2 diaph), je teste le style d'image Canon "Paysage" censé donné quelque chose de comparable à la Velvia mais qui me met les zones ocres de l'image en rouge baveux et me donne un ciel qui ne me convient pas. Je reste sur mes réglages d'origine, joue sur les réglages teintes et saturations et obtiens le rendu que je souhaite. J'exporte en JPEG, applique mes réglages d'accentuations sous Photoshop. J'ai ce que je veux. Un rendu saturé sans doute un poil plus saturé que la réalité mais pas racoleur. La Velvia aurait-elle fait mieux ? La question ne se pose même plus. Ce qui est vraiment con, sur cet exemple précis est qu'en exportant la vignette, forcément et fortement compressée par la soft du blog, je ne retrouve pas exactement mon taff. Après l'ironie du sort, serait-ce l'ironie du RAW ?
lundi 29 janvier 2007
La montagne Sainte Victoire en panoramique
J'ai toujours adoré les images panoramiques sans jamais avoir l'occasion d'en faire vraiment moi-même. Difficile de courir tous les lièvres à la fois. Pourtant, il y a une dizaine d'années, j'ai été a deux doigts de m'acheter un Fuji 6 X 17. Mais depuis quelques temps, le numérique ouvre de nouveaux horizons en photo panoramique et si une fois encore, je n'étais pas à ce rendez-vous là, occupé à d'autres choses, l'idée me trottait dans le tête. Hier, sans que ce soit prémédité, je suis donc allé faire quelques pas à la Sainte Victoire. Sans pied. Sans pied photo, on se comprend.. J'ai tout de même eu l'idée quasiment saugrenue de tester quelques balayages de l'horizon et ce matin bien avant le champ du coq j'ai fait quelques essais. Pour un coup d'essai, je ne suis pas mécontent. Je vais donc m'y mettre vraiment. Mieux vaut tard que jamais.
Ce qui m'a semblé interessant à montrer dans cette image, c'est à la fois l'environnement de la Sainte, ce que j'appelerai ses "fondations", avec les dalles rocheuses comme celle que l'on voit sur la gauche au premier plan, et cette gigantesque arête qui tourne et qu'on devine sur la droite de l'image. C'est petit à ce format mais en réalité cette lame est assez grande en hauteur et très longue. Elle longe l'arrière de la Sainte Victoire sur plusieurs centaines de mètres avant de plonger vers le bas en tournant. Je ne suis pas géologue mais c'est une formation rocheuse dont j'aimerais connaître le pourquoi.
dimanche 28 janvier 2007
Un dimanche en Provence...

Parenthèse provençale comme de temps à autre dans ce blog. Balade boîtier en main sur les traces de Cézanne à quelques pas d'Aix en Provence, au bout de la route du Tholonnet. Je crois avoir déjà abordé le sujet ici, il y a mille façons de voir la montagne Sainte Victoire. En changeant de point de vue, vous la voyez changer de taille et surtout de forme et les jours et les saisons l'habillent de couleurs multiples. Les photos la montrent souvent entourée de végétation mais en certains endroits elle montre toute sa dimension rocheuse avec notamment des strates de roches de tectures et de couleurs différentes. Fidèle à mon approche actuelle, je suis allé "chercher" des photos où la roche et le relief dominent.
J'y étais aujourd'hui dimanche 28 janvier 2007. J'ai travaillé en RAW avec un EOS 20D et une grande partie de cette session photo je l'ai effectué avec mon 17-35/2.8. Revenu à la maison, j'ai traité les RAW avec Canon Digital Photo Professionnal (version 2.1.1.3). A noter une réflexion sur les styles d'images Canon. Votre appréciation des rendus dépend aussi de votre réglage initial. Dans le cas de cette prise de vue avec une lumière d'hiver très pure, le style "paysage" pourtant assez propice à ce genre de photo et qui lors d'autre shooting m'avait donné satisfaction ne m'a pas du tout convenu au moins pour cette session là, le rendu des veines rouge du sol n'étant plus du tout réaliste. Comme quoi, il est bon de ne pas appliquer systématiquement les mêmes recettes et de se fier avant tout à sa proptre perception. J'ai trouvé mes images plus équilibrées en gardant le réglage "standard", celui qui décline mes préréglages teinte et saturation habituels et sur lequel, je peux intervenir à posteriori avec DPP.

mardi 2 janvier 2007
Les île de Lerins et leurs pins "influencés" par le vent

Dernier jour de l'année 2006. Avec quelques amis, nous zappons Cannes et son agitation, et prenons la navette pour une journée sur les îles de Lerins. Journée claire, chaude et superbe. Je shoote un peu en dilettante. La forêt des îles a souffert lors des tempêtes de 1999. Beaucoup d'arbre sont tombés. Mais Par ailleurs, on voit que la végétation s'est adaptée au vent comme elle le fait partout dans le monde. Ca donne toujours quelques images typiques, comme celle-ci...

ou celle-là...

jeudi 28 décembre 2006
Photo d'illustration : La montagne Sainte Victoire

Petit retour en Provence avec deux photos prises dans un passé assez récent à la Sainte Victoire. La première ci-dessus vue sous un angle assez traditionnel. Guarigue et genêts au premier plan et montagne au loin. La ligne verticale de l'arbre et la position des nuages sont des élements importants parce qu'ils participent à l'équilibre de l'image.
La deuxième ci-dessous, avec un gros plan sur Baou de Vespré situé dans le deuxième tier de la Sainte (en direction de Puyloubier) qui rend bien l'aspect "montagne" du site. En voyant la première, auriez-vous pensé que le petit relief à l'arrière plan pouvait cacher un tel bloc... C'est tout la nature de la Sainte Victoire qui est là. Elle n'a jamais la même forme, la même couleur, ou la même identité suivant le point de vue et le jour.


