TENDANCE BLEUE

Le blog de Thierry Seray, photographe. Deux lignes de fuite qui se rejoignent, l'univers de la mer et la passion de la photo. La mer au travers de l'image et inversement. L'océan, le voyage, la voile, les vieux gréements, les vagues, le surf, les bateaux,

samedi 7 novembre 2009

La route de San Antao

Cuorvo037

Best Off : billet du 4 décembre 2006. Ce petit flash back sur le Cap Vert, au travers de plusieurs billets publiés fin 2006 et début 2007 s'explique par la volonté de prendre un peu de distance avec la sacro-sainte actualité, veaux d'or des gens qui ont intérêt à ce que le flux ne s'arrêtent jamais, pour revenir au fond. Le voyage, l'expérience, la découverte, les autres. Parce que la photo est aussi un vecteur pour ce genre de chose. J'ai ajouté aussi après quatre ou cinq billet sur le Cap Vert, un autre sur les premières régates à Nice, que certains d'entre vous auront peut-être vu sur Facebook, ce dimanche 7 novembre au soir. On notera que la Louis Vuitton Cup a eu la mauvaise idée de se dérouler au même moment que le départ de la transat Jacques Fabre et qu'au pays de la course au large, ce genre de timing ne pardonne pas. J'étais pas mal sur la route entre hier et aujourd'hui, toutes les radios parlait de la Jacques Fabre, aucune n'a fait ne serait-ce qu'une aparté sur le LVT. A part ça, petit temps sur Lüderitz, rien de nouveau coté vitesse à la voile.

Je retrouve souvent ce mot dans les recherches par mots clé qui arrivent sur le blog. Ce n'est pourtant pas une destination à la mode, pas un plan pour touristes. C'était et ce doit être toujours une île difficile d'accès avec plusieurs étapes à accomplir avec des correspondances qui n'en sont pas, et des horaires aléatoires. Qu'une tempête se lève et c'est courant, les bateaux de liaison ne naviguent plus. Que les vents de sables s'en mêlent et la liaison Sao Vicente vers Sal en prend un coup. Revenir vers chez vous peut prendre alors plusieurs jours. Je mesure aujourd'hui quellle chance j'ai eu d'aller là-bas. Le temps ne m'était pass compté. Ce n'est pas forcément une route que l'on choisit pour ses vacances. San Antao est un voyage, là-bas il faut du temps à perdre même si au final on s'aperçoit qu'il ne sera pas perdu si vous savez vous servir de vos yeux et oublier les deux derniers siècles. Si vous avez un appareil photo, il y a de quoi y passer des semaines. La route qui traverse l'île et qui va du port pour se rendre à Ribeira Grande en passant par le sommet du volcan Cuorvo est une route comme on en voit peu. Elle part d'un désert de lave, taille son chemin dans la pente aride et surchauffée, jongle le long de précipices et de pentes inconcevables où s'accrochent quelques cultures et finit par traverser des forêts sur les flancs du cratère où l'air est frais et où coulent des sources. Là des hommes cultivent et le spectacle est grandiose. Ensuite elle descend jusqu'à Ribeira Grande, improbable bourgade aux maisons colorées. Je pourrai écrire des heures sur le Cap Vert même si les mots ne reviennent pas tous facilement.

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La magie du Cap Vert

Cabo012

Best Off : news initialement publiée le 4 novembre 2006, au début de ce blog.

Dès la fin des années 80, les yeux de windsurfers se sont tournés vers le Cap Vert. Exactement comme pour le surf, le voyage est une composante essentielle du windsurf. C'est d'ailleurs un point commun aux "vrais" sports de glisse que sont le surf, le windsurf, le kitesurf ou le snowboard et le ski new school pour les "snow addicts". Il s'agit de découvrir de nouveaux endroits, de nouveaux spots, d'autres cultures. Je suis allé au Cap Vert, la première fois en 1990 et j'y suis retourné souvent dans les cinq années qui suivirent. Dire que depuis le Cap Vert me manque est une vue de l'esprit.

J'ai tout de même eu l'énorme chance de voir Sal, Sao Vincente, San Antao ou Boa Vista quand le tourisme les avait à peine effleuré. J'ai traîné dans les bars de Mindelo, écouté la musique Cap Verdienne et bu le rhum local qui vous met le feu dans la gorge. J'ai goûté l'atmosphère si particulière ce pays incroyablement attachant et passé là-bas des journées entières avec juste à l'esprit l'envie de faire de bonne photo et de prendre à bras le corps ces moments précieux de la vie.  J'avais coutûme de dire à ceux avec qui j'en parlais qu'aller au cap Vert tenait davantage du voyage que du tourisme. On ne revient pas idemne du Cap Vert. Il y a une sorte de mélancolie qui vous guette et qui vous travaille.

Cabo_close_up013En photo, le Cap Vert m'a porté chance. Ce que j'y ai trouvé m'a inspiré. Suite à un courrier d'un pote qui instalél sur place pour cause d'amour immodéré des vagues locales (et des locales...), j'ai monté un des premiers reportages qui montrait vraiment la vague de Punta Preta, devenue célèbre depuis. J'ai ramené un photo que Rip Curl utilisa l'été 93 pour sa campagne The Search dans toute l'Europe. Sur l'impulsion d'un directeur artistique qui m'avait sèchement reproché de ne pas savoir faire de portrait - ce qui n'était pas faux - je me suis "rapproché" des gens dans les deux sens du terme. Ma distance venait du fait que je n'ai jamais pris les locaux pour des figurines. Au Cap Vert ou ailleurs. M'approcher pour les photographier revenait à mes yeux à leur manquer de respect. Au Cap Vert, j'ai appris à "rencontrer" les gens. A créer un contact qui souvent aboutit à une bonne photo. Celle où le respect et la confiance est des deux cotés de l'objectif.

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San Antao

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Best Off : billet initialement publié le 5 novembre 2006, lors des premiers mois de fonctionnement de de blog.

Une autre facette du Cap Vert. Des terres dénudées, et de vert il n'est plus question. C'est la face B de cet archipel. Mais à quelques kilomètres de cet endroit là, une route mène au sommet d'un volcan entouré de terre fertile et de végétation. Ne pas se fier aux apparences. San Antao est sans doute l'île qui vous prend le plus aux tripes. J'y étais, il y a une bonne dizaine d'années, mais mis à part quelques rares voitures, on pouvait dire que la 20 ème siècle n'était pas arrivé jusque là. Curieux sentiment alors que celui de l'homme blanc venu en avion chasser les vagues, les sensations fortes et les belles images, curieux sentiment alors que celui que je ressens à chaque fois qu'un reportage m'amène dans pays à la beauté surprenante et où les mots modernité, progrès, rendement, confort, besoin, consommation et tant d'autres qui ne nous font pas tous honneur, ne sont que des coquilles vides. Des lieux où le simple fait d'exister et de vivre, demande un effort quotidien et où le superfu n'existe pas. Reste alors le sentiment que d'être simplement là est un grand bonheur simple, que le sourire et la poignée de mains seront les simples et seules monnaies d'échange, mais une monnaie basique dans le sens essentiel du terme, et que chacun devra de son coté, faire avec les contradictions du monde. L'appareil photo ultra-moderne d'une coté, l'extrême dénuement de l'autre. Le fait de "témoigner" comme on dit souvent dans les Festivals de Photographie ne suffisant pas à balayer ce drôle de sentiment de culpabilité qui assaille alors celui né du bon coté. Mais bon, ne pas se fier aux apparences encore une fois, ne pas tirer de conclusion hâtive comme ces voyageurs qui pensent en découvrant la pauvreté, que le bonheur ne peut se concevoir que dans l'acceptation occidentale et moderne du terme et que l'on peut changer facilement le cours des choses. La réalité est plus complexe. Leur imposer la nôtre ne m'ayant pas souvent semblé le plus adapté. Nous nous arrêterons dans une distillerie ou le pressoir est actionné par un boeuf qui tourne en rond et partagerons un verre de rhum chaud tout juste confectionné. Tant d'années après le souvenir est toujours fort. Photographe peut être parfois le plus beau des métiers. Parfois.

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Le réveillon, Mayra Andrade, la musique et le Cap Vert

San_Antao_067Best Off : billet initialement publié le 2 janvier 2007

Bon, j'espère que vous êtes tous dignement entrés dans 2007. De mon coté, franchement, ca ne s'est pas trop mal passé : Jacuzzi sous les étoiles avec une flûte de champagne à la main en début de soirée du 31, puis St Estèphe 1991 Grand Cru, un peu plus tard  pour se mettre en jambe. Après, je synthétise un peu... quelques bonnes choses à manger et de la musique, beaucoup de musique. Et de ces quelques "très bons" moments, c'est surtout le son que je retiendrai. Car le son fait voyager et rappelle des images... Après avoir passé une partie de la journée à écouter et voir le DVD de Lenine en concert, mon pote (un ami qui vous fait découvrir Lenine est forcément un frère d'arme avec qui pactiser pour 100 ans) m'a mis, entre autres galettes, la musique de Mayra Andrade dans la tête...

mayraandrade_navegaJeune et Jolie Cap Verdienne qui, sur un ton assez différent de Cesaria Evora, sans doute plus brésilien, vous fera aimer le Cap vert, sa musique et ce qu'elle raconte. C'est suave comme un jour sous les tropiques, chaud comme une belle promesse, rythmé comme un rêve. J'ai donc repensé au Cabo Verde une partie du W.E, car c'est je vous le jure, une des ces destinations qui manque. MALa chaleur, le sable, la poussière, l'ambiance, les bars et la musique. Du coup, j'ai ressorti quelques images donc deux totalement opposables, de San Antao. La partie désertique de la route, écrasée par le soleil et celle qui aux abords du Volcan, vous fait croire que d'un bond (d'un James Bond..) vous voila téléporté en Suisse.

L'image de cette route de San Antao me rappelle qu'à cette époque j'avais un filtre gris neutre dégradé que j'utilisais de temps à autre pour récupérer des situations impossibles. En l'occurence, c'était là le cas, car je devais composer à ce moment là avec un lumière d'une dureté inouie. Mais cette route qui découpait la roche et l'étendue en arrière plan qui se perd dans la chaleur et la poussière donne une bonne idée de l'endroit.

San_Antao_058Plus tôt dans la journée, nous étions passés près du volcan, en partant de Ribeira Grande. Lumière plus favorable pour cette image très verte. Le Cap Vert est un endroit envoûtant, je suis envoûté, je n'aurais pas du écouter Mayra Andrade. Mon pote m'a gravé le CD, je l'écoute en boucle, ça ne risque donc pas de s'arranger.

Du Cap Vert, j'ai encore beaucoup d'images à vous montrer, dont celle du phare de Sao Pedro. C'était un de mes premiers reportages. Nous étions partis en virée aux frais de Peter Stuyvesant Travel qui organisait là-bas une sorte de tentative de record de vitesse. Les Cap Verdiens "répétaient" le carnaval tous les soirs c'est tout dire. Il y avait parmi nous hervé Haus, le journaliste - disparu depuis- qui a su mettre les plus beaux mots sur le windsurf, au moment où celui-ci connaissait sa période la plus explosive et créatrice. Je me souviens de lui là-bas. A moi comme à beaucoup d'autres, Hervé Haus a su communiquer l'envie. Je le dis sans nostalgie mais ce mec a fait danser le journalisme. A coté, la prose de l'Equipe est aussi triste qu'un rapport annuel de caisse de retraite.

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Mindello, le coeur du Cap Vert

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Best Off. News initialement publiée le 5 novembre 2006.

C'est au Cap Vert, sur l'île de Sao Vicente. La ville de Mindello est surtout connue grâce à Cesaria Evora, la chanteuse Cap Verdienne qui a fait résonner le coeur de son pays dans le monde entier. Scène de la vie quotidienne. Le marché. Avril 1994. Fuji Velvia, EOS 1V

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mardi 13 octobre 2009

Le vent comme vous ne l'avez peut-être jamais vu...

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Photographier le vent. Pas toujours facile mais il y a des jours comme ça, des jours où la nature vous fait un beau cadeau. Un coup de mistral d'une rare violence soufflait sur Marseille hier. Une violence qui a connu son apogée aux alentours de 15h, la zone le plus impactée étant sans doute au Cap Croisette.  Il y règnait sans doute un bon 50 noeuds et tenir debout comencait à être un vrai problème. Voici l'histoire d'une rafale de  vent qui balaye les abords de l'île Maire. Sur l'image, un bateau de plongeurs qui, loin d'être en difficulté, va aller et venir là pendant une heure pour récupérer des... plongeurs... Un histoire en neuf photos qui vont se dérouler au rythme du diaporama de ma home page et que vous pouvez voir ensuite en tapant sur l'onglet GALERIES. Le vent soulève les embruns à plusieurs mètres de haut et ceux-ci dressent une sorte de carte du vent. Le bateau n'est pas en difficulté, je le répète, un peu plus tard, il passera dans la baie des singes et s'en ira traverser la baie de Marseille au plus fort de la tempête. J'ai beaucoup d'autres images à vous montrer... Affaire à suivre demain matin avec un autre diaporama intitulé Marseille : Smoke On The Water. J'avoue que je suis très heureux d'avoir fait cette série de photos, c'est un vrai "document" comme on dit dans le jargon.

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jeudi 17 septembre 2009

J'y vais (j'y retourne..)...

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Petit ajustement de date. Non pas novembre mais début décembre. Bien compatible avec les LVWS à Nice en Novembre...

Il y a des jours comme ça. Le soleil est revenu sur la provence et un bon plan photo (et longboard...) à l'autre bout du monde  me tombe dessus. Je serai là-bas huit jours en décembre. Je vous laisse, je vais mettre un cierge à l'église.

Bon, j'ai changé la photo mais c'est le même endroit. Au niveau des hypothèses, on sait que ce n'est pas Nice, ni la NZ ni même Ras al-Khaimah... Ceux qui savent sont autorisés à ne pas répondre... ne faites pas les malins... que les autres puissent chercher tranquilles.

Bon, Jérôme Houyvet, grand habitué de l'archipel, c'rest son bureau à mi-temps, a trouvé. C'est Hawaii. Cette image trouvée sur le net montrant la sublime NaPali Coast à Kauaï, l'île située la plus au nord-est. Je suis allé huit fois là-bas, surtout à Mauï pour le windsurf, ainsi qu'une fois à Big Island et une autre à Oahu, mais le dernier trip date d'il y a dix ans donc il était temps de rafraîchir ma mémoire.

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dimanche 6 septembre 2009

Corcovado National Park

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Une image pour le soir en ce début septembre. Loin des villes, des voitures, du bruit..... Corcavado National Park au sud du Costa Rica. A la frontière entre l'océan pacifique et la forêt tropicale primaire.

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mercredi 26 août 2009

Un Canon G10 au Costa Rica

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Si un appareil photo compact souffre souvent de la comparaison avec un reflex sur le strict plan technique (à moins de comparer un compact très haut de gamme à un reflex bas de gamme équipé d'un cul de bouteille en guise d'objectif), il a l'avantage de la discrétion et de capacité à être partout et tout le temps avec vous. Pendant l'année, j'ai l'habitude de me déplacer avec un gros sac à dos dans lequel prennent place deux très gros boitiers reflex, plusieurs zooms haut de gamme, c'est à dire lourds et volumineux, un super téléobjectifs, des flashs et la conséquente quantité de chargeurs et autres bricoles en tout genre pour faire fonctionner tout ça. Sans parler de l'ordinateur. Pendant les vacances, mon objectif est donc de voyager léger... Cet été, outre un Mark III et deux zooms (et oui quand même), j'avais emmené mon G10 acheté en juillet avec la ferme intention de le prendre avec moi dans le maximum de conditions. C'est grosso modo ce que j'ai fait même si je n'étais pas dans une optique reportage et que je n'ai pas passé mon temps à faire des photos. Le G10 donc, m'a vraiment bien plus car il laisse facilement la possibilité au photographe de prendre le dessus et ce, de diverses manières. J'ai travaillé en manuel, en priorité ouverture, j'ai utilisé les divers mode de mesure, le décalage d'exposition mais finalement, la fonction que j'ai le plus utilisée pour garder le contrôle de l'image aura été la compensation d'exposition, accessible par une molette en haut à gauche du G10. Un choix qui m'a permis le plus souvent de laisser le G10 en mode P comme le touriste lamda et de régler l'image comme je voulais. Cette photo a été prise une fin d'après-midi, vers 16h30, 17h sur la plage de Dominicalito au sud du pays sur la façade Pacifique. On devait surfer ce jour là en fin d'après-midi avec le retour de la marée haute mais les conditions n'était pas bonnes sur ce spot. Il faut dire aussi que la période qui va de mai à septembre correspond à la saison des pluies et qu'au Costa Rica, la saison des pluies se traduit là-bas par une vraie réalité. Rien à voir avec les caraïbes ou même l'indonésie. Il pleut tous les jours en fin de journée, parfois aussi le matin et les gouttes font un litre. J'étais resté sur le spot car l'orage qui se formait au loin prennait assez vite de l'épaisseur et les formations nuageuses était saisissantes. Je n'avais pas mon sac photo mais le G10 était dans la voiture. Sous le nuage puis finalement sous la pluie, le G10 a rempli son office même si parfaitement contrôler le cadrage et l'endroit où l'appareil fera la mise au point est toujours plus précis sur un reflex. Une partie des images de cette série est en JPG, l'autre en RAW. J'ai switché à un moment sur JPG en 9 mégapix car il ne restait plus de place sur la carte... J'ai fait toute une série dont certaines avec les pêcheurs qui partaient en mer à ce moment là. Certaines photos sont volontairement sous-exposées (-2/3 IL) pour donner plus de présence à ce ciel incroyable, pesant, mais majestueux. Je me suis d'ailleurs aperçu cette année, que photographier les plages au soleil, finissait par m'ennuyer profondément. J'ai beaucoup plus de sympathie pour ce genre de photo.D'autres images ici sur www.thierryserayphotography.com en attendant une plus grande sélection.

Petite réflexion supplémentaire : le G10 a séduit plusieurs photographes pro et bloggers qui en ont parlé des derniers temps et tous à peu prêt pour la même raison. Nous attendions en effet un petit boîtier a emmener partout et nous en avons parlé sans arrière pensée. Mais les gens de Canon doivent se frotter les mains et peut-être certains d'entre vous, vous posez vous des questions. Je tiens à votre disposition la facture de mon G10 au cas où... Je reviendrai sur les qualités et les défaults du G10 mais au délà, je ferai un parallèle compact/reflex car ce séjour en amérique centrale m'a permis, avec les deux types d'outils de bien voir les différences sur le terrain.

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dimanche 23 août 2009

Il reste des dinosaures

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Et oui, on vous a menti.... salut à tous. Je reviens de trois semaines au Costa Rica où je n'étais pas parti pour faire des photos mais bien pour déconnecter, décompresser, découvrir et surfer. Bon, j'avais quand même un Mark III, un 70-200/2.8 et mon vieux 17-35. Ainsi qu'un G10 que j'ai trimballé presque partout . On en reparle dans les jours qui viennent. L'animal ci-dessus s'appelle un Green Basilisk. La première fois que vous le voyez il vous flanque un peu la trouille avec ses pauses peu engageantes et ce malgré sa petite taille. Il se dresse ses pattes arrières et bouge son corps de haut en bas. Il peut courir sur l'eau, c'est vrai, je l'ai vu faire....  Des images de Jurasik Park me sont revenues à l'esprit...

Photographiquement parlant, ce type d'image et plus largement celle d'autres animaux à voir dans la forêt tropicale nécessite souvent la mise au point manuelle car les capteurs se font avoir par les premiers plans, une mesure à prédominance centrale ou une mesure spot pour bien contrôler le rendu de l'image, bien qu'il soit aussi possible de jouer avec la compensation d'exposition pour aller plus vite (un bouton plus une molette sur le Mark III avec le contrôle de la valeur sans quitter le viseur), et bien sûr de la discrétion et de la patience.  J'ai volontairement laissé l'image telle quelle après quelques petites corrections de rendu, mais sans recadrage aucun. J'aurai pu donner plus d'impact à la "bête" mais j'ai gardé mon choix d'origine qui replace bien le  gros lézard dans son contexte. La forêt, les oppositions de lumières, les feuillages, la pénombre général.

Que vous dire d'autres... le Costa Rica est un endroit fantastique bien qu'un peu... humide en cette période....

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