13 mai 2008
Mac, Samsung, investissement et humeur du jour

Je sais, je ne suis pas très présent en ce moment. J'ai eu beaucoup de pain sur la planche, j'en ai toujours et surtout j'ai pris du temps pour moi, délaissant un moment mon Mac et le web. De temps à autre, c'est nécessaire. Que vous dire ? Rien de très intéressant je le crains mais l'actu voile et photo va revenir. Je voudrais également publier davantage de conseils photographiques et un peu d'actualité techno vue sous un autre mode que l'actu pour l'actu. J'aurais un peu de matière. Je m'explique, je dois bientôt investir et renouveler une partie de mon matériel et j'étudie toutes les solutions. Premier point, le Macbook Air est un beau "poudrier" sans doute intéressant pour un publicitaire parisien mais pas pour un photographe, encore moins pour un photographe tout-terrain habitué à bouger souvent, de salle de presse en lieu tout aussi improbable. J'attends donc la prochaine génération de Macbook Pro mais contrairement à ce que je lis ça et là dans des blog d'adorateurs du Mac, je ne suis pas sûr à 100% de replonger pour un Mac tant les écarts de prix redeviennent injustifiables. Tenez-vous le pour dit, je connais plein de photographes pro qui sont sur PC et dont ça ne brise pas la carrière. Loin s'en faut d'ailleurs.
Je cherche aussi une nouvelle machine de bureau et par contre, je suis séduit par les dernier iMac Alu. L'écran brillant me semble même acceptable. Un 24 pouces à la maison avec Time Machine pour la sécurité, le vieux powerbook pour le terrain où why not un ultraportable PC pour lequel ne n'aurais pas payer deux fois le prix. Encore une fois, être pro, c'est investir pour être performant mais ce n'est pas investir pour être à la mode. 1000 € économisé sur un ordinateur peuvent être utile pour une optique, un caisson, un soft ou autre chose.
Je vais aussi changer de téléphone pour gérer différents carnets d'adresse et avoir la possibilité d'envoyer et de recevoir des mails, le tout efficacement. Le nouveau Samsung i780 me semble adapté et ce que j'en ai lu sur le blog de Pierre, découvert à cette occasion me conforte dans ma position. Pourquoi pas l'iPhone me direz-vous ? Je crois que je l'ai déjà dit ici, l'excès de com' et le coté ultra-branchouille ont fini pas m'en détourner. Et surtout le prix. Beau jouet, pas à dire, impressionnant même, novateur sans doute mais c'est surtout un "outil" que je cherche pas un jouet donc le rapport usage/investissement ne plaide pas en sa faveur à mes yeux. 400 € plus un abonnement qui fait mal, pas glob. C'est d'ailleurs assez drôle, je suis amené à côtoyer beaucoup de cadres supérieurs en informatique, hommes et femmes très orientés par nature vers l'efficacité pour cause de responsabilité et de rendement, et c'est une constatation nombre d'entre eux ont des Smartphone type PDA (Nokia, Blackberry et autres) et aucun n'a d'iPhone...
09 mai 2008
Du bois, du noir & blanc et l'esprit de la mer
Des membrures, des bordées, des barrots, un bateau qui reprend forme peut à peu, un bateau qui revient à la vie. Il n'y a pas le bleu de la Méditerranée dans cette photo, l'horizon n'est pas visible et encore moi les vagues mais l'esprit de la mer y plane quand même. Je regardais hier le magnifique livre sur la restauration de Lulworth et j'ai eu envie d'un coup de vous mettre un peu de vieux et noble bois dans la fenêtre de Tendance Bleue. Profitez du W.E. Salut à tous
06 mai 2008
Chapitre 1 (extrait): Comment choisir ses objectifs ?
Le livre Photographier la mer et la voile
est sorti en librairie juillet dernier. Très orienté prise de vue et non pas dernier capteur à la mode, il vous permettra d'apprendre à mieux maîtriser la photo de mer, que vous ayez un vieux Canon 300 D ou le dernier 450D. Autant dire que les conseils sont aussi valables pour les amoureux du Nikon et autres boitiers. Voici un extrait du premier chapitre dédié au matériel et qui reprend les bases à connaître. Je rassure ceux qui sont déjà bien expérimentés en photo , les chapitres dédiés à la prise de vue sur l'eau seront suffisamment pointus pour leur être utiles aussi. Sachez enfin que le livre contient des notes de pages (non reproduites ici pour des raisons de mise en page) qui complètent le texte par d'autres infos. Idem pour les légendes de chaque photo. Si vous souhaitez vous procurez cet ouvrage (19,90 € pour 15 ans d'expérience, 200 pmages et 120 photos, avouez que le rapport qualité prix tue le chat), les liens sont dans le menu de droite et vous guide vers Amazon, Eyrolles ou la Fnac.
Choisir ses objectifs
Commençons par quelques rappels : pour caractériser un objectif, on parle d’abord de sa longueur de focale, exprimée en millimètres. La focale standard, celle qui se rapproche le plus de la vision humaine, est le 50 mm. En dessous, on parle d’objectifs grand-angle, qui se caractérisent par un champ de vision très large ; au-dessus, ce sont les téléobjectifs, dont le champ de vision est plus étroit, mais qui ont la capacité de « rapprocher » le sujet. La gamme d’objectifs disponibles en reflex va du 16 mm au 600 mm, hors objectifs spéciaux type fisheye, par exemple.
Un objectif est aussi caractérisé par son ouverture. C’est le deuxième chiffre sans unité que l’on donne après la focale (souvent précédé d’un « f/») et qui correspond à l’ouverture de diaphragme maximale de l’objectif. Plus le chiffre est petit, plus l’objectif est lumineux. Les objectifs très « ouverts » représentent le haut de gamme ; ils bénéficient généralement aussi d’une formule optique soignée, de verres de haute qualité et d’une fabrication soignée, avec un corps en métal. Les performances d’un objectif passent avant tout par celles des lentilles utilisées et par la façon dont elles sont associées. Sincèrement, il est très difficile de procéder à des tests optiques précis et, à ce titre, la presse spécialisée est utile avec ses tests détaillés. Sur les fiches techniques sont indiqués le nombre de lentilles et la qualité des verres (faible dispersion, UD, asphérique).
Très souvent, le passionné de photo consacre une grande partie de son budget à l’achat du boîtier de ses rêves et fait l’impasse sur la qualité des objectifs. Ayant compris cela, les professionnels du marketing proposent régulièrement des « packages » avec des zooms aux performances quelquefois discutables. S’offrir un 10 MP et lui faire voir le monde à travers un cul de bouteille est une erreur… Équilibrez davantage votre budget, quitte à procéder par étape pour vos achats. Faites le point sur vos vrais besoins : si vous voulez surtout faire de la photo d’action, optez pour un très bon 70-200mm (entre 300 et 2 300 € suivant les modèles), un 100-400mm ou une focale fixe 300mm (1 500 € environ) ; achetez en parallèle un 50mm f/1,8, en général peu coûteux (100 €) et un 24mm f/2,8 d’occasion. Dites-vous aussi qu’un zoom léger, très compact et très peu cher a peu de chance d’être le « caillou » de l’année : autant s’en passer. Si votre budget est serré, achetez plutôt un 8 MP d’occasion et offrez-vous un bon objectif, vous ne le regretterez pas. J’ai réalisé beaucoup de photos publiées en doubles pages dans les magazines français et étrangers, et même exposées en grand format, avec un Canon EOS 20D mais couplé avec des objectifs très lumineux.
Focale fixe
ou zoom ?
On trouve sur le marché deux familles d’objectifs (au sein desquelles on retrouve le spectre allant du grand-angle au téléobjectif) : les focales fixes et les zooms. Un zoom couvre une plage de focales donnée : de 28 à 80 mm, par exemple, ou de 70 à 200 mm. Certains zooms de très haute qualité ont une ouverture maximale constante quelle que soit la focale utilisée mais, très souvent, l’ouverture varie suivant la focale, ce qui explique la présence de deux chiffres : ainsi pour un zoom 70-300 mm f/4-5,6, l’ouverture maximale est de f/4 à 70mm alors qu’à 300 mm, elle n’est plus que de f/5,6. À l’inverse, une focale fixe correspond à une valeur de focale donnée et une seule, et en conséquence à une seule valeur d’ouverture. Dans l’absolu, ce type d’objectif bénéficie d’une meilleure qualité optique à prix égal, et son ouverture maximale est souvent plus avantageuse. Mais l’amplitude d’un zoom est un argument très fort qui joue généralement en sa faveur au moment de l’achat. Certes, la qualité des zooms progresse, mais il convient de relativiser ce constat. D’une marque et d’une gamme à l’autre, les performances des optiques sont très variables. Les zooms professionnels à ouverture constante (f/2,8 ou f/4) délivrent d’excellentes performances, mais cette qualité a un coût élevé. Votre choix entre un zoom et une focale fixe dépendra donc en grande partie de votre budget et de vos priorités. Si c’est la qualité qui passe avant tout, choisissez des longues focales fixes.
Quelle focale ?
Pour tout ce qui concerne les paysages de mer ou la photo d’ambiance, on utilise des focales assez classiques. Les besoins en objectifs sont donc relativement traditionnels. En paysage, j’apprécie toutefois les possibilités créatives d’un très grand-angle qui « ouvre » véritablement l’espace grâce à son large champ de vision. J’utilise régulièrement un 17-35 mm et je possède par ailleurs un 28-105 mm pour réaliser des plans plus classiques. Aujourd’hui, les constructeurs offrent des objectifs qui permettent de bénéficier de focales très courtes, même avec les boîtiers dotés de capteurs APS-C, dont le coefficient multiplie par 1,5 ou 1,6 la focale. Attention tout de même, certains de ces nouveaux objectifs ne sont pas compatibles avec tous les appareils, notamment avec les capteurs plein format qui auront tendance à l’avenir à se généraliser.
Votre investissement deviendrait alors obsolète. En voile, vous aurez toujours besoin d’une longue focale. Il faut pouvoir couvrir la plage 100-400 mm pour toutes les images d’action notamment. Certes, les pros utilisent des 300mm f/2,8, 400 mm f/2,8, 500 mm f/4 et même 600 mm f/4, quelques fois avec un convertisseur 1,4 (voir plus loin) mais ces optiques coûtent une fortune et répondent souvent à un besoin précis : être au plus proche de l’action et bénéficier de la qualité optique maximale. En revanche, ils sont encombrants, fragiles, onéreux et très lourds.
Il existe une grande variété de zooms chez les fabricants : pour la voile, les zooms 70-300 mm, 100-300 mm ou 100-400mm sont parfaits pour l’action. Ils seront également très utiles pour le paysage et certaines images d’ambiance. En ce qui concerne les focales fixes, il y a des 300 mm f/4 (Canon, Nikkor) – et même un 400 mm f/5,6 chez Canon à la qualité irréprochable – dont les prix ne sont pas inabordables (1 500 € environ, mais le f/2,8 vaut 4 745 €). On peut même en trouver d’occasion à un tarif raisonnable. Choisir un bon objectif d’occasion est souvent une bonne affaire, si son propriétaire en a pris soin. N’hésitez pas à passer par un magasin qui peut vous offrir une petite garantie si vous craignez de vous fier à un particulier. Une dernière chose : la qualité de fabrication est très importante pour un zoom dont les pièces sont mobiles. Les zooms de milieu et haut de gamme ont des corps en métal et leur bague de zooming est douce, fluide et fiable dans le temps. Si vous utilisez un boîtier reflex avec un coefficient de 1,5 ou 1,6 (voir encadré page 9), un zoom 70-300 mm représente un bon choix et votre champ d’action sera déjà satisfaisant. Ne cherchez pas forcément à acquérir la focale la plus longue possible, privilégiez plutôt la qualité de votre objectif, en particulier sa luminosité comme nous l’avons vu plus haut.
Voilà, la suite du chapitre aborde les convertisseurs, les stabilsateurs, les flashs, les cartes mémoires, etc.. vu au travers du prisme d'un photographe de mer. J'aborde également le choix d'un boîtier compact et bien sûr les reflex.
le Maltese falcon préfigure t-il la voile de demain...
Ce post n'est qu'une remise en ligne, LA QUATRIEME et mes fidèles lecteurs m'en excuseront, mais force est de constater que l'analyse de mes statistiques et des recherches par mots clés sur les moteurs de recherche, montrent un intérêt qui ne faiblit pas pour cet extraordinaire voilier. Plus d'un an après sa mise en ligne, cette note fait toujours partie des pages les plus lues, quand elle n'est pas la plus lue comme hier. Une bonne occasion de la remettre en ligne et de revoir cet extraordinaire voilier.
Celui qui pouvait encore apparaître il y a peu comme une yacht de plus, comme un méga yacht de milliardaire de plus, est devenu en l'espace de quelques mois le sujet de toutes les conversation, le point de convergence de beaucoup d'intérêt et de curiosité. Pour tout dire, dans un monde où le budget total est souvent un des arguments cité en premier, on en parle quasiment pas dans ce cas précis, même si l'info existe : le budget de ce beau jouet avoisinerait les 100 millions de dollars.
Le Maltese Falcon est le voilier le plus grand du monde, mais pas seulement. Certes il jette une ombre cruelle sur des bateaux comme Mirabella (plus grand sloop du monde avec 72 mètres) relégué au rang de yacht d'arrière garde. Si Maltese Falcon est un voilier digne de James Bond, c'est parce qu'il innove complètement et que son gréement entièrement géré par l'electronique nous projette dans le futur. Dans l'absolu c'est un trois mâts barque. Dans la réalité il donne à réfléchir sur ce que pourrait être la voile de demain. Les créateurs de Wally déclaraient il y a peu dans une article du Monde 2 si mes souvenirs sont bons, que de nombreux yachts étaient encore construits sur des bases restés inchangées depuis des lustres et que leur démarche avait été de s'affranchir des règles établies. Ce qu'ils ont fait avec les voiliers mais bien plus avec le Wally Power 118. On aime ou pas, le caractère innovant est incontestable. Aujourd'hui les concepteurs - au premier desquels Gerry Dijkstra architecte naval renommé - du Maltese Falcon vont beaucoup plus loin.
Voyons ça en détail. Ce voilier de 88 mètres, comporte 3 mâts en carbone d'une hauteur de près de 60 mètres. Chaque mât comporte 5 voiles carrées, réalisées par Doyle Sails. Ce qui différencie cette architecture des anciens voiliers est que les voiles une fois dépliées se rejoignent et forme un grand plan de voilure "vertical". Chaque plan faisant environ 800 mètres carré, le Maltese Falcon est propulsé par 2400 m de toile. Il est donné pour une vitesse de croisère de 15 noeuds, pour l'avoir vu en action, l'objectif doit être atteint sans problème.

Autre point complètement hallucinant, les trois gros mâts (1,3 m de diamètre à la base quand même...) coniques ne comportent aucun hauban. Ce qui rend ce dispositif si futuriste tient aussi dans le fait que les mâts sont orientables et que les voiles sortent et rentrent automatiquement pour venir s'enrouler autour d'un axe dans le mât. Pour l'avoir vu rentrer toute sa toile à St Tropez, je peux vous affirmer que ca marche et plutôt bien. Les voiles peuvent même être télécommandées avec un dispositif portable sur le bateau...comme sur un gros jouet.
Ce dispositif incroyable ouvre à mon humble avis, une brêche considérable dans ce que sera l'avenir des bateaux. Il est intéressant de noter que cette architecture s'inspire du concept DynaRig, idée d'un ingénieur allemand Wilhelm Prolls, datant des années 60. Les curieux cliqueront ici pour en savoir plus. 
Sans doute pas dans un futur proche mais à moyen terme, le concept pourrait se développer. Comment croire en effet qu'au 21 éme siècle ce dispositif ne donne pas des idées. Difficile de dire s'il est duplicable sur des grosses unités à des fins d'économies d'energie - l'idée de départ de l'ingénieur allemand - mais qu'en pensent ceux qui réfléchissent à long terme chez Jeanneau ou Beneteau pour des voiliers de croisière plus accessibles. Tout le monde sait très bien que nombre de plaisanciers ne sont pas des "régatiers". Ce n'est pas un hasard si les nouveautés 2006/2007 sont entre autres des 50 pieds au cockpit vaste et designé par des architectes d'intérieur. La performance pure n'est pas l'argument numéro un. Or dans la cadre d'un bateau facilement manoeuvrable et moderne, qui ne souhaiterait pas en 2020, gérer son gréement sur son ordinateur de bord, sans sortir, réduire la toile instantanément par gros temps. Peut-être en 2020 régateront nous encore en Melge 24, Farr 40 ou autre jouet simple et performant, franchement je le souhaite. Mais que des voiliers ne possèdant plus aucun attributs du 19 ème siécle et propulsés par un dispositif proche de celui-là, sillonnent les mers, c'est envisageable sans que la voile ai vendue pour autant son âme au diable. Après tout on a bien abandonné les voiles latines...
En fait le vrai problème, les techniciens le savent, est dans le cas du Maltese Falcon, l'abandon des voiles à profils d'ailes d'avion, dont on sait qu'elles représentent le top en performance pure. Dans ce sens les voiles carrées dépourvues de profil sont un retour en arrière. Mais dans une optique "cruising" si ce gréement monté sur un bateau adapté pouvait produire des performance au près et au largue convenable, pourquoi alors s'en priver ?

Le Maltese Falcon a fait forte impression en Turquie cet été, mais aussi en Corse où on l'a vu courant août, enfin au Monaco Boat Show et St Tropez. Tom Perkins, son propriétaire, navigateur passionné (il possède aussi Mariette) marque les esprits avec ce projet géré avec des ingénieurs inventifs, un gros budget et une grosse dose de motivation. Le résultat est à la hauteur et ouvre des perspectives. J'ai entendu quelqu'un dire "C'est de l'argent bien dépensée...". C'est vrai d'autant que c'est loin d'être le cas pour tous les yachts.
Aux Voiles de St Tropez, se trouvait aussi Lulworth. Ces deux bateaux représentent ce qu'il y a de plus beau, de plus intéressant en terme de voile. A presque cent ans d'intervalle. Voir les deux était un plaisir immense.
Tom Perkins, marin de longue date mais investisseur avisé a gagné son pari. Maltese Falcon est plus qu'un méga yacht et son existence a plus de sens que d'être "simplement" le yacht à voile le plus long du monde. Il porte une belle idée et prouve grâce aux technologies modernes qu'un concept datant des années 60 peut lancer de nouvelles pistes à l'horizon 2010.
Il y a beaucoup de chose à dire sur cette unité d'exception. J'ai parlé des annexes ici. Elles sont superbes. et à la hauteur du projet... Pour les phases de longues navigations, elles viennent s'incruster dans le pont à l'avant. Oui, oui, je sais c'est fou ! Mais pour 100 millions de dollars, on peut quand même mettre de la réalité dans les délires les plus fous. Crédit photos : thierryseray.com

02 mai 2008
Aller en mer. Simplement.

Nous sommes dans une société ou le technologie et la sophistication prennent une place importante. Notamment dans la sport et la voile n'y échappe pas. C'est un constat, pas une critique, j'adore ce que la technologie nous apporte et nous permet. Mais une fois sur l'eau, la quantité de plaisir qu'on y prend n'est pas nécessairement et directement liée au matériel qu'on utilise. Ou tout du moins, il n'y a pas que les coques en carbone et les voiles en 3DL pour prendre un grand pied entre deux risées. Il arrive qu'un esquif assez simple procure son lot de sensation, d'adrénaline, voire se sourire jusqu'au oreille. C'est le cas du Sunfish, petit bateau d'un peu plus de 13 pieds (4,20 m exactement) développé au début des années 50 mais qui a beaucoup évolué depuis. Sa très belle coque en vé continu, associée à son gréement étonnant mais que ne renierait pas un pêcheur indonésien, en font un véritable jouet attachant. Le Sunfish est un des bateaux les plus vendus au monde, il est désormais distribué par Laser performance.
30 avril 2008
Sailrocket à 44 noeuds en V max
Sailrocket vient de s'offrir un run sympathique avec une V max instantanée à 44 nds. Pas mal pour ce bateau à aile rigide basé pour l'instant à Walvis Bay. Rien de déterminant mais une belle performance tout de même, effectuée dans un vent de 20/22 nds. A suivre. De son coté l'Hydroptère est arrivé dans le sud, il est en cours d'étalonnage et de montage, il sera sur les runs à Port Saint Louis dans une dizaine de jours. Tendance Bleue, le seul blog certifié à plus de 40 nds, sera à bord... Pour info, ce sera la deuxième fois.
29 avril 2008
Mariska, les TP 52 et Bruno Troublé.
Il y a bien un rapport en Bruno Troublé et les TP 52 mais rien à voir avec Mariska, sinon mon emploi du temps entre lundi et mardi. Etre un peu bousculé par un timing de travail un peu serré n'est pas une raison pour oublier les vieilles dames. J'étais donc de passage cette après-midi sur le chantier de Mariska pour compléter quelques prises de vues importantes. La pose des barrots suit son cours, et William (sur la photo en gros plan) commence à poser les porques, pièces en inox qui se vissent sur les membrures (sur certaines) et les barrots pour augmenter la rigidité, notamment aux points où les tensions seront les plus fortes une fois le gréement en place.
A part ça, j'étais à la conférence de presse des TP 52 hier à Marseille. Il faudra que je vous parle de ce circuit, l'Audi Med Cup, car ces bateaux sont fabuleux, c'est aujourd'hui un peu plus que l'antichambre de l'America Cup, puisque celle-ci étant au point mort, beaucoup d'équipiers de la Cup viennent sur le Med Cup. Bref, il y a des moyens et du haut niveau. J'ai vu pour le première fois un TP 52 aux Voiles de St Tropez en 2005. Je vous jure, j'ai instantanément craqué sur les lignes de ce bateau. Si vous aimez les Volvo 70 (les bateaux par les voitures...), vous aimerez les TP 52. Ils seront à Marseille début juin. Justement, Marseille, parlons-en. J'ai eu la chance de pouvoir discuter hier dans les salons flottants de la Nautique, avec Bruno Troublé, grand monsieur de la voile, ex barreur du Baron Bic lors de la Cup, patron de la Louis Vuitton Cup pendant 20 ans, et cette conversation était passionnante. J'y reviendrai


28 avril 2008
Des lignes de rêve

Bon, je n'ai pas une minute à moi. J'ai bossé ce W.E, je bosse jeudi la fête du travail attendra mais je dois avouer que mon travail est une fête donc pourquoi se plaindre, je bosse le soir tard, je cours partout et la semaine prochaine s'annonce aussi comme un sprint, si je veux arriver à me sauver un long W.E. Bref, je reviens vers vous dès que possible, en tout cas, je remercie tous ceux qui ont laissé des commentaires sur mon long papier sur Robby. Le sujet à fait réagir. Je vous laisse avec une belle création dont il faudra que je vous entretienne. C'est un montage, je n'en suis aucunement l'auteur, c'est juste une doc de présentation d'un projet en cours. Avouez que ça ne ressemble pas à un pêche promenade hein...
25 avril 2008
Robby Naish et la légende du windsurf
Ne vous voilez pas la face, vous avez 40 ans passé, voire même bien pire. Telle Bernadette Soubirou devant la vierge, vous avez vu au tout début des années 80, le paradis dans le funboard, au travers des premières images de planche à voile dans la vagues d’Hawaii. A l’époque, vos neurones ont fondu et vous avez plongé grave. Vous avez connu toutes les joies et les délires propres aux pionniers : les grandes planches, les mêmes raccourcies à la scie, les straps en tuyau d’arrosage, les dérives reculées, les premiers customs, les sinkers, Naish, Honscheid et les autres sur papier glacé (Hervé Haus magnifiant tout ça dans Wind à la perfection) Thiémé à l'Almanarre, les ailerons en fibre, l'apparition des voiles rotatives, l'arrivée du camber, les joies fulgurantes du speed, encore et toujours la vitrine hawaïenne. Le premier loop, Robby toujours mais aussi Cabrinha, La Torche, les planches étroites, les fat head, les full batten, les no nose, le convertible, les planches de vagues radicales, le freeride, les planches larges et j'en passe. Vous avez passé des heures heureux au planning, des jours entiers à travailler le power-jibe ou le bottom, et autant de lunes à parler du double concave avec les plats latéraux. Vous avez carbonisé un temps infini en bagnole à chercher le spot parfait et gaspillé une partie de votre vie à attendre le vent. Car hélas, un deal quasiment faustien se cachait là : en dessous de 20 noeuds, il n'y avait point de salut. C'était effectivement génial d'avoir le même matos que Robby mais quand on habite à Chatoux et qu'on a que le week-end pour naviguer, ça finit fatalement par coincer. Quand l'hawaiien naviguait dans les vagues de Maui, en short, vous vous geliez les burnes en Bretagne, sous la grêle, avec la combi et les mouffles. Pas de justice.
Alors un jour, certains d'entre vous ont peut-être chopé LE gros coup de bues. Celui qui fait mal et après lequel plus rien n'est jamais pareil. Marre de claquer du fric, marre de devoir toujours racheter du matos qui se démode à la vitesse du bouche à oreille, marre d'attendre les conditions. Vous avez AR-RE-TE la planche à voile et sa cohorte de bonheur intense, d'oursins dans les pieds et autres turpitudes. Vous l'indécrottable tatoué, l'hawaiien de la banlieue Ouest, basta, plus jamais. Pionnier taillé dans le carbone et l'écume, vous avez même juré à l'église qu'on ne vous y reprendrait plus. Enfin, vous l'avez surtout juré à votre femme avant qu'elle ne se barre définitivement. Ça tombait bien d'ailleurs, car de la même génération que le Robby, les années vous avaient rattrapé, votre boulot associé à votre nouvelle vie de famille ne vous permettait plus de partir comme un voleur vous expliquer avec un coup de mistral le dimanche après midi. De toute façon, entre nous, les minots sur la plage, agrippés au parasol par 35 noeuds de Nord-Ouest, ce n'est pas tout à fait la vision du bonheur partagé. Raison de plus pour tirer le rideau.
Beaucoup de riders ont quand même continué à se gaver. Années après années. Rien ne remplace une bonne session dans les vagues et quelques grands bords à fond dans la houle du large entre potes. Mais c'est plus facile quand on habite à trente minutes d'un spot. D'autres ont repris des années après. On leur avait juré que les planches larges et courtes planaient à 10/12 nœuds, mais ce n'était pas tout à fait vrai.... Aujourd’hui on entend que le retour des planches longues et étroite, c’est le renouveau du renouveau et que ça va chier. Ou que la paddle board, c’est de la balle. On parle même de windsurf strapless, c’est dire si la boite à tendances à la mords-moi le nœuds n’est pas en panne. Vous savez quoi. Moi, j’ai encore une JP 250 de l’an deux milles. Pour tout dire, elle est dans le vide sanitaire. Je la sors quelquefois par an quand les conditions sont bonnes à Carro où à Brutal. Ma vieille North 4.4 est déchirée de partout mais je m’en fous. Le coté consumériste du windsurf et le sempiternel spécial test m’ont toujours pété les couilles. Et puis la vérité est que je me suis mis au kite et que le pied est trop grand à glisser sous cette petite lune mobile qui capte le vent.
Tout est dit.
Où en étais-je ? Je suis tombé l'autre fois sur une série très récente de photos de Robby, faites par Brian Bielmann. Robby Naish, l’icône du windsurf, le mec qui a tout gagné, celui qui a personnifié plus que tout autre son sport et le lifestyle qui allait avec, ce mec là donc, a aussi pris de la bouteille. Je ne verse pas dans la nostalgie qui rend mou du bulbe, c'est le préambule de ce papier, gardez le en tête. Cela ne m’empêche pas de regarder quelques fois dans le rétroviseur, autant pour apprécier le chemin parcouru que pour mieux choisir la direction à prendre. J’ai eu la chance de couvrir l’actu windsurf quand Robby Naish était là. J’ai eu la chance de le rencontrer, de l’interviewer, et tout bonnement le bol de le voir souvent à l’eau, notamment dans du gros Ho’okipa comme en Avril 1991 en finale de la O' Neill contre Polakow étoile naissante qui allait alors commencer à déboulonner un peu la statue. Il y a eu une époque, avant même que je sois journaliste, où Robby emplissait déjà les pages des magazines spécialisés. Dans le monde entier. Une situation qui dura des années, tant sa carrière de sportif puis de simple windsurfer hors normes en faisait un sujet récurrent. Robby semblait être le windsurf a lui tout seul. Puis il y eu Dunkerbeck et les autres. Le milieu se structurait, se professionalisait. Robby était toujours Robby mais les dés roulaient et les magazines avaient d’autres chats à fouetter. Rien que de très normal.
J'en viens donc au coeur de mon propos. Un jour Robby a eu 40 ans. Il était déjà retiré de l’avant scène du windsurf et bien impliqué dans le kite. Dans l’esprit de n’importe quel journaliste normalement constitué, il y avait matière a un vrai sujet de fond. Sur Robby lui-même mais pas seulement. Il fallait voir à travers Robby, scanner les tendances à la lumière de ce fait marquant qu'il allait au delà du simple anniversaire. Je m'explique :les windsurfers, tout du moins la première génération de cintrés du guidon, avaient vieilli avec Robby. Pour un peu, on aurait pu dire qu’ils avaient tous 40 ans. Le sport lui-même avait changé en deux décades. C'etait le moment de s’interroger sur la passion dévorante du vent et des vagues, sur ce tatouage nommé Hawaii ancré dans nos têtes, on aurait pu philosopher sur les années qui passent, sur la passion qui reste, sur les nouvelles générations, sur les racines du windsurf, sur l’évolution d’un rêve. Robby a eu 40 balais et les deux magazines spécialisés français firent l'économie du débat. A chacun de choisir sa ligne éditoriale mais certaines options ont des allures de déroute. Studio Magazine ne zappe pas le Festival de Cannes où la mort de Visconti. Compte-tenu de la place de Naish et de ce qu’il représentait encore, une star encore bien verte et le boss d’une des principales marque de matos, c'était d'autant plus surprenant de l'ignorer. Imagination en berne, peur du temps qui passe, volonté d'éviter un sujet délicat à manier avec succès, désir de ne s’en tenir qu’à l’actu dont on ne retient que le lisse et le rassurant ? Les médias du windsurf auraient-ils eu peur de s’avouer qu’une partie de leur public n’avait plus 20 berges au point de ne pas aborder un sujet lié à l’âge du capitaine ? Pourtant, il y avait des choses à inventer sans s’enfermer dans un papier aux allures de "commémoration" stérile, tout en restant par ailleurs moderne et dans le coup. En octobre 2001, la bible des surfers, Surfer Magazine publiait un numéro collector intitulé « Surfing Forever». En couverture, on y voyait un enfant avec son surf sous le bras. En double d’intro du sujet, au milieu du magazine une autre photo montrait le môme, Nathan Florence, fier surfer de 8 ans, mais pas seul cette fois. A coté de lui, un vieil homme, John Kelly, 82 ans et toujours longboarder. Debout sur la plage, encore bien tanqué et souriant dans son board short noir, en regardant posément l’enfant.. "Surfing Forever". Une image magique signée Art Brewer. J’ai adoré Surfer magazine pour ce genre de sujet en profondeur et je note que c'est aussi ce qui a fait le succès de Surfer's Journal. La rédaction y posait la question des raisons qui poussent les surfers dans les vagues, à 8 ans comme à 82. Dans ce numéro, on trouvait aussi un énorme portfolio qui s’ouvrait sur une image à la Don King montrant une grosse lèvre quelques secondes avant qu’elle se projette en avant, sans personne dessus. Avec ce titre « Votre vie commence ici ».
Robby vient d’avoir 45 ans. Avec lui tant d’autres windsurfers qui se sont découvert cette fièvre. C’est peut-être un peu tard pour faire un gros sujet sur Robby et le décliner en papier de société. Quoique. Si de nouvelles générations pratiquent le windsurf, quelques heures sur n’importe quel spot français vous montreront combien cette passion est tenace, et surtout à quel point la tranche 35/50 ans est présente. Quand il y a un mec de 25 ans, voire même de 16 ans, allez vérifier si son père n’est pas un mordu de la première heure. Vous verrez, même si évidemment ce n'est pas le cas à chaque fois. Robby vient d’avoir 45 ans. Les magazines spécialisés français n’en parleront sans doute pas et pour le compte c'est un peu tard. On verra dans leurs pages d'autre sujets, sans doute de beaux trips, de très belles photos, là n’est pas la question, je m’étonne juste du manque de recul et de profondeur. Mais pour tout dire, je suis aussi tombé sur les chiffres de ventes, pour le seul titre que sa présence à l’OJD n’a pas encore dégoûté. A la colonne "vente kiosque France", la seule qui soit vraiment significative pour les pros de la presse et de la diffusion, j’ai cru qu’il manquait des chiffres. Est-ce une coïncidence ? Au même moment, la revue Bateaux, fête son numéro 600 et revient sur les 48 dernières années de l'histoire de la voile. Les voileux n'ont pas peur de leurs racines, bien au contraire. Bateaux, encore, a fait un Spécial Tabarly il y a six mois.
Robby a 45 ans, c’est finalement peut-être anecdotique. Mais cette série de photos est sympa. Robby a bien vieilli. Rester dans l’eau, rester passionné, ça conserve. Windsurfjournal, le site d'infos du windsurf n’a pas oublié de souffler les bougies et consacrait cette semaine une place à Robby. Une interview. Du journalisme. Bien vu.
24 avril 2008
30/40 noeuds sur la SOF 2008 : deux autres images des 470
J'avais oublié de vider une carte où il n'y avait qu'une séquence photo mais une bonne, prise au 70-200/2.8 L juste pendant le départ des 470. La fameuse manche chaude bouillante mais annulée. J'aime bien le coté départ de boardercross de la première et l'aspect champ de mine et déroute de la seconde. Dommage que l'on ne lâche pas plus souvent les 470 dans le baston. Les instances olympiques devraient revoir leur position.. Je me disais ça suite à la remarque d'un pote signalant que d'une manière général, le 470 était un truc vieux et chiant. Dans les faits ce n'est pas tout à fait faux, dans l'absolu il pourrait en être autrement si on lâchait les mecs dans une gamme de vent supérieure. Ca changerait tout (on peut rêver...) Mais à bien y réfléchir, les choses bougent. Les 49 er sont là pour prouver qu'il y a des formules olympiques qui envoient du bois. Le Tornado est aussi un truc bien spicy.


Bayliner 205 : dolce vita dans le var

Ce matin à partir de 10h ne cherchez plus à me joindre au téléphone, je serai entre Hyères et Porquerolles sur ce bateau, un très beau Bayliner 205 Bowrider, belle petite unité pour chopper de franches accélérations, tracter un pote en wake ou aller chercher des superbes criques avec une beauté fatale. Chienne de vie. (crédit photo : Bayliner)
22 avril 2008
SOF 2008 : Laser, Yngling et 470, retour sur le lundi magique
Encore quelques images du lundi. Pour information à destination des magazines, les images sont disponibles sur le site www.dppi.net dont ces trois vignettes sont extraites. Désolé pour ceux qui n'ont pas de code d'accès, mais c'est un site à vocation professionnelle qui prend donc ses précautions contre la libre circulation des images il y du foot, de la F1, du Rugby etc..) et l'ensemble des photos sera sur mon site demain soir si tout va bien. J'ai bossé hier soir jusqu'à minuit, ce soir je crois que je vais faire un break en regardant Chelsea/Liverpool. Je ne suis pas un hyperfan du foot mais avouez que les reds contre les blues, ça a plus de gueule que Gueugnon contre Guincamp




SOF 2008 à Hyères : les 470 dans plus de 30 noeuds

La journée aura été de courte durée. Tôt ce matin, le Nord-Ouest est déjà bien présent en rade de Hyères. A 11 h après mûres réflexions, décision est prise d'envoyer les Lasers (hommes), les 470 (hommes). Une fois sur zone, c'est vite la débandade. Et les prévisions météorologiques annoncent une renforcement. Sur l'aire des 470, une manche est quand même lancée dans un solide 30 nds, une mer agitée et sous une lumière dure mais belle. Un aubaine, un cadeau du ciel pour un photographe de mer. Hélas, la fête fût de courte durée et la manche annulée alors qu'elle était presque arrivée à son terme. Reste quelques belles images... qu'il va falloir trier. Poor Lonesome Hard Disk Rider...
Quelques réactions à chaud des coureurs : `
Interview de Benjamin Bonnaud (470 homme)
« Aujourd’hui, c’était très fort. Il faut tenir debout et savoir gérer
entre les moments où l’on peut penser à la course et ceux où c’est de
la survie et où il faut avant tout rester à l’endroit. C’est aussi ce
qui fait la légende de la SOF. Au début, on n’a pas envie d’y aller
mais après on est contents de l’avoir fait et on s’en souvient pour
longtemps. »
Interview de Pierre Leboucher (470 homme) :
« Sur le premier près, les conditions étaient navigables mais au
largue, ça a commencé à fumer. Tout le monde a mis le spi. Ce sont des
conditions où il faut continuer à attaquer pour ne pas se faire
surprendre. Il ne faut pas être sur la défensive ca plus le bateau va
vite, moins la puissance qui est dans la voile se fait sentir. Il faut
qu’il y ait le moins de différence possible entre la vitesse du bateau
et celle du vent. Le plus chaud, ça reste les manœuvres. Des conditions
pareilles, c’est rare dans une année et en général, c’est à Hyères que
ça arrive. Il faut rester concentrer jusqu’à l’arrivée au port, car
c’est comme en voiture, la plupart des accidents arrivent quand on est
près de chez soi. Ce sont des conditions très funs tant qu’il n’y a pas
des sélections en cours. Ça fait des souvenirs et c’est également une
occasion pour nous de nous préparer pour le championnat d’Europe qui se
déroulera sur le Lac de Garde.


21 avril 2008
Une journée de rêve sur la Semaine Olympique de Hyères 2008

Entre 15 et 20 noeuds suivant les parcours, une mer calme à peu agitée sur le rond des 470, la journée de lundi, c'est à dire aujourd'hui, était magnifique sur la semaine pré olympique de Hyères 2008. Des conditions moins radicales que la veille (gros sud-est et mer formée) mais beaucoup plus favorables sur le plan photographique car sous un ciel superbe et une lumière plus que belle. Je ne vous en dit pas plus, j'ai un paquet de photos à trier, éditer et à envoyer à l'agence (www.dppi.net) où elles seront en ligne sans doute demain matin. L'ensemble sera également sur mon site pro www.thierryseray.com mais pas avant mercredi soir.
Il faut savoir qu'il y a 63 nations représentées à Hyères donc de la demande potentielle en presse. A fortiori pendant les J.O de Pékin. J'y retourne demain (à la SOF...), j'y reviendrai plus tard (sur ce blog...) mais en détail en fin de semaine. Petite remarque concernant la photo du haut, une bonne dose d'abdominaux est conseillée en laser.



20 avril 2008
Semaine Olympique de Hyères 2008 (mais cette image est de 2005)

La semaine préolympique de Hyères a commencé dimanche. Elle a lieu chaque année, mais cette année de J.O, elle revêt une importance particulière. Les sélections s'y décident en grande partie. J'y serai dès demain. Cette photo a été prise lors d'une précédente édition. Au début, je trouvais les formules olympiques assez gonflantes et j'ai bien changé d'avis. Si le vent s'en mêle, chaque discipline donne lieu a de sérieuses régates. J'apprécie le Tornado (pas au J.O cette année), les 49 er, le 470 et le laser que j'ai pratiqué dans le passé mais pas à ce niveau.. Par contre, je n'aime pas - moi le fondu de windsurf - la planche à voile dans sa déclinaison olympique. Et ce n'est pas la RSX qui y a changé quelque chose. Sur le plan photographique, il y a beaucoup de choses à faire en Olympisme : action isolée, graphisme, bateau en flotte, geste, ambiance, etc. Encore une fois si les conditions sont bonnes, ce sera un régal toute cette semaine. La météo était exécrable (mais ventée) aujourd'hui dimanche mais ca devrait être bon demain et très bon mardi.
17 avril 2008
Le Maroc et la photo

Je suis allé dans le passé plusieurs fois au Maroc. A chaque fois pour le vent ou un reportage lié au windsurf. Principalement à Essaouira ce qui soit dit en passant me fait un point commun avec Orson Wells ou Jimmy Hendrix, et il y a quatre ans à Dahkla, aux portes du désert Mauritanien. En ce sens, ces quelques jours à Marrakech n'ont rien à voir. La médina est un endroit assez étonnant. C'est devenu un vrai spot touristique avec tout ce que cela implique et il y subsiste malgré tout ce qui fait l'âme du Maroc : les gens, les métiers traditionnels, la changement qui se profile, entre les anciennes et les nouvelles générations, un peu de modernité et beaucoup de pauvreté. J'aime le Maroc mais sur un strict plan photographique, je n'aime pas. La plupart des Marocains ne souhaitent pas être photographiés ou même apparaître de loin sur une photo. Leur gêne ou leur désapprobation est souvent visible. C'est leur droit le plus strict et comme beaucoup de touristes mitraillent sans crier garde, je comprends qu'ils doivent être un peu énervés. Il doit y avoir du respect dans la photo et donc, cet état de fait me gêne tout autant qu'eux et limite sérieusement ce que je m'autorise. Autant dire qu'au bout du compte, je n'ai quasiment plus envie de shooté. Il y a pourtant de très belles images à faire ici. Des portraits, des boutiques, des lieux, des lumières et même tout cela à la fois. J'ai traîné pas mal dans la médina mais du coup, je n'étais pas dans l'état d'esprit idéal pour faire ce que j'avais en tête. Je pense par exemple à ce qu'avait ramené Harry Gruyaert des caraïbes au début des années 90 et publié notamment dans Grands Reportages. Gruyaert fait partie de Magnum, c'est un des maître de la couleur et à mon avis aussi des images ou l'ombre s'oppose à la couleur. A part ça, dans le contexte lumineux très changeant de la médina, j'ai utilisé une fonction que je n'aurais jamais pensé utiliser. La sensibilité ISO automatique. Dans le cadre de photos non professionnelles, j'ai trouvé ça intéressant, de pouvoir passer de la pleine lumière à l'ombre et que ce soit le boîtier pour une fois qui s'adapte. Autre réflexion, la taille du boitier. Je suis ici avec un 40D équipé du moteur et juste avec le zoom 17-35/2.8 avec son énorme pare-soleil. Impossible de rester discret avec. Il m'aurait fallu l'inverse...

11 avril 2008
Tangente

Vraiment une très belle ligne, compacte mais élancée, fluide et équilibrée, élégante mais agressive, remarquable mais pas voyante. Une silhouette qui s'accorde bien avec les photos. C'est celle du Beneteau Monte Carlo 37 que j'ai eu la chance d'essayer pour le magazine Bateaux dont je ferai un post en début de semaine prochaine à l'occasion de la sortie du numéro 600, avant de m'envoler quelques jours pour le Maroc, et de laisser ce blog respirer sans moi. A moins que ce ne soit l'inverse.. Ensuite, j'aurais pendant le mois de mai et de juin beaucoup de chose à partager avec vous. Vous verrez.

09 avril 2008
Un oeil à la mer
Photographier en mer, photographier la mer, c'est se prendre des paquets d'eau en pleine poire quand ce n'est pas plus simplement des embruns. Pour profiter pleinement des possibilités multiples offertes par ces fabuleux sujets que sont la voile, le surf, le motonautisme, le kite et même le paysage de mer, il faut claquer sa paye en matériel. Car de plus en plus, la photo sera dans certains domaines, une course à l'armement pour pouvoir explorer de nouvelles possibilités : boîtiers, objectifs haut de gamme, supertéléobjectifs, flash pilotés à distance, valise étanche, ordinateur, caisson, protection diverses, il va falloir que je vous en parle, c'est sûr... et je vous prépare un article complet sur le sujet dont le volet "budget" risque tout de même d'être un peu effrayant..
Vous ne serez pas obligé de tout acheter d'un coup..
08 avril 2008
Stand Up Paddle Board

J'en ai déjà parlé ici-même mais c'est cette image trouvée je ne sais plus où sur le web, qui m'a donné envie d'en retoucher un mot. C'est la dernière façon à la mode d'aller sur l'eau, mais soyons clair, c'est un peu plus "profond" qu'une mode. Les meilleurs (Naish, Hamilton et autres..) s'affichent en paddle, font évidemment des merveilles avec, on se contentera peut-être d'assurer avec, dans les vagues du sud de la France que ce soit à l'est ou à l'ouest. Le stand up paddle est une façon différente d'aller sur l'eau, un bon moyen je pense d'emmener les enfants sur l'eau par exemple et de partager avec eux une vague. Apprendre ce plaisir à un minot, lui apprendre qu'il y a autre chose à faire avec une vague que de se la prendre en pleine poire quand il reste au bord, lui faire comprendre que c'est une source d'énergie qu'il peut non pas dompter mais accompagner pour mieux en profiter et que l'océan est un vrai territoire d'aventure est une belle idée. Les hawaiiens savent bien faire ça, il me semble. Il faut dire que pour eux, l'océan est une valeur un peu plus ancrée que chez nous.
PS: pétard, j'ai fait claquer trois posts dans la journée, alors que je suis censé n'avoir pas une minute à moi. Journée off demain sur TB..
La Chine, les J.O et la libre circulation des idées
Petite aparté et petite réflexion personnelle à propos de l'actualité et des jeux olympiques en particulier. Après tout, il y aura aussi à Pékin des épreuves de voiles, même si ce qu'on entend dire sur le plan d'eau laisse peu d'espoir quant à la qualité des épreuves.
A mesure que les jeux de Pékin se rapprochent, les enjeux prennent le dessus, et cette situation dont la tension va crescendo est assez intéressante. Personnellement, je ne suis pas fan du cirque olympique, trop imprégné aujourd'hui par la politique et le business planétaire mais l'événement est tel, qu'il vient aujourd'hui à nous, par tous les médias interposés. Que la Chine ait eu les J.O, il est un peu tard pour y revenir, et d'une certaine façon, on voit aujourd'hui que cela peut avoir un impact non négligeable dans la circulation des idées. Par contre, je ne pense pas que l'on puisse demander aux sportifs de faire ce que les politiques n'ont pas su faire, ou que la dure loi de business les empêche de faire. Nous ne sommes pas non plus hors jeux. Nous consommons des produits chinois et il y a des gens qui travaillent pour des entreprises qui exportent vers la Chine ? C'est pourquoi un boycott des J.O me semble peu approprié ou très hypocrite. De plus, la Chine pourrait se refermer sur elle-même, ce serait peu productif pour les tibétains, ne soyons pas naïfs.
Par contre, l'agitation qui règne en ce moment me plaît. Les J.O sont un valeur forte issue du monde de la démocratie et cette dernière est dans le package. On ne peut pas avoir les J.O sans accepter certaines des valeurs comme la libre circulation des idées. C'est ce que la Chine est en train d'apprendre à ses dépends. Or, sur LCI ce midi, on apprenait qu'hier les policiers français retiraient et détruisaient les drapeaux tibétains brandis par les manifestants, même si on a pu constater qu'une frange d'entre eux était radicales à l'extrême. Comme l'a noté un député de droite ainsi qu'une personnalité de gauche, Paris est en territoire libre, les gens, ont le droit de s'y exprimer. Comme l'est San Fransisco où des manifestants ont accroché une banderole sur le Golden Gate. La Chine est une puissance répressive, nous avons le droit de le dire comme nous avons le droit de montrer ou publier le drapeau tibétain. C'est la démocratie. L'expression des idées est son essence même, mais les dirigeants chinois ne le savent pas, ou que trop...
