mardi 10 novembre 2009
Je n'aime pas l'hiver...
A quelques exceptions près. Ou tout du moins, je n'aime pas subir l'hiver, le froid au bord de l'eau, le froid sans la montagne, le froid sans la neige. En fait, c'est peut-être une excuse pour vous dire que je n'ai pas le coeur à blogger en ce moment alors même que j'ai juste quelques heures de boulot pour lancer la nouvelle plate forme de Tendance Bleue. Je me rends compte cependant que pour la rendre opérationnelle, je dois trouver ce qui sera vraiment sa nouvelle identité. Non pas que je veuille totalement en changer, non pas que je veuille abandonner la base line "La mer au travers de la photo et inversement" mais je souhaite sans doute que l'image qu'elle soit fixe ou animée, y soit plus largement représentée, qu'on parle sans doute un peu plus de technique de prise de vue, mais pas forcément de millions de pixels et de culture visuel en général. Une chose est sûre, on ne se pignolera jamais à l'avance sur les futurs sortie en imaginant les fiches techniques sans parler de ce qui fait l'âme de la photo, la démarche, le sujet, la sensation ou l'idée
Je dois aussi terminer de mettre en place un autre blog, ou plutôt un photoblog (à vocation international donc en anglais) qui viendra s'adosser à mon nouveau site web : www.thierryserayphotography.com, et qui me permettra de blogger uniquement en image, donc de mettre en avant certains aspects de mon travail que je n'ai pas assez souvent l'occasion de montrer, faute de cadre adéquate. Je vais aussi reprendre du temps pour aller traîner ça et là avec mon boîtier. La dernière fois, ça m'a plutôt réussi. Il y avait une tempête, c'était à Marseille...
Bon, je vous laisse avec un film de surf sur lequel Sylvain (Exotibus) a attiré mon attention. Une grosse prod dans laquelle on aperçoit encore Vincent Laforêt... Une grosse source d'inspiration ce film. Et ce mec d'ailleurs qui secoue sérieusement l'univers du film de surf pourtant assez bon par ailleurs.
lundi 9 novembre 2009
Interview Sebastien Cattelan, Monsieur 50 noeuds
Si tout le monde a bien retenu le nom d'Alex Caizergues, recordman du monde de vitesse à la voile en kitesurf avec une vitesse de 50,57 noeuds et ex-recordman du monde tout court avant que l'Hydroptère vienne graver sur les tablettes du WSSRC un nouveau et fabuleux chiffre, clôturant ainsi une des périodes les plus folles que la vitesse à la voile avait jamais connue (et que Tendance Bleue aura suivi dès juin 2007...), il est bon de se rappeler que Sebastien Cattelan a été le premier humain a passé officiellement la barre mythique des 50 noeuds. Aujourd'hui alors que tous les plus rapides kiteboarders de la planète sont en Namibie pour tordre le coup à l'Hydroptère, j'ai interviewé Seb pour le site Flysurf.com (entre 3 et 4 millions de pages vues par mois pour une fourchette de visiteurs uniques avoisinant les 80 000, donc gros traffic). Il est aussi l'organisateur du Lüderitz Speed Challenge
Depuis début Novembre, tout ce que la planète kite compte de roule ta bille du run sont à Luderitz, bled paumé au fin fond de la Namibie. Coincés entre le désert et un vent un rien inhumain, ils ne sont là que pour poursuivre l'un des plus vieux rêves de l'humanité, celui d'aller toujours plus vite. Dans très peu d'eau mais beaucoup de vent, ils font inexorablement monter mes enchères chaque année. A ce petit jeu, il ont invité la plus simple embarcation du monde à la table séculaire des gardiens de l'esprit du yachting. Même les lord anglais et autres cerbères du WSSRC ont plié et fait chapeau bas. Sébastien Cattelan est à l'origine de cet événement pas comme les autres, Le Luderitz Speed Challenge, monté à l'arrache et à l'énergie mais dont la résonance est pourtant planétaire. Découvreur du spot, premier homme à avoir franchi les 50 noeuds malgré une casquette d'organisateur qui en aurait freiné plus d'un, il récidive cette année dans le double costard. Chef d'orchestre et soliste. Les autres peuvent lui en être reconnaissant, le taulier offre gîte, couverts, challenge sportif et apparemment "entertainment" sur un plateau. Une interview de Sebastien Cattelan n'est jamais un moment anodin puisqu'il manie le mot et le trait d'esprit comme une arme de précision. Vous noterez pourtant que Mr Cattelan prend ici le pas sur Catman. Cet interview laisse en effet apparaitre l'épaisseur d'un personnage qui prend son rôle au sérieux. Ce qu'il dit aussi à propos de l'ambiance là-bas vaut son pesant d'or. A l'heure où les enjeux et les égos pourraient déliter l'ambiance, Seb nous parle d'un groupe soudé sous le sceau d'une même aventure. A la question de la com sur les V-max qui avait tout de même provoqué quelques ruades chez les pur-sangs parqués du coté de Luderitz, le Seb s'en sort plutôt bien. Le Luderitz Speed Challenge se déroule tout le mois de novembre et c'est qu'on leur veuille ou non, l'un des événement phare du kitesurf au niveau planétaire. A l'orée de 2010, l'univers du kitesurf n'a jamais été aussi passionnant. On peut regarder du coté de Luderitz, admirer les films comme Addikt 2 de F.One et le dernier opus de Ben Wilson, se régaler des performances en freestyle ou des tendance strapless, on peut se raisonnablement se réjouir du développement de la longue distance et du snowkite et se dire que le kitesurf est un sport qui commence vraiment à mûrir. On laisse la parole à Seb. C'est sur Flysurf.com et nul part ailleurs.
Tendance Bleue : Coureur et organisateur. Double casquettes et deux fois plus de taff. Pas trop difficile à tenir comme challenge ?
On est jamais mieux servi que par soi-même, c'est trop de boulot mais que du bonheur. Ca me rempli le cœur de voir des riders de tout horizon et de tout poil dévaler le run à corps perdu .
Tendance Bleue : tu avais un partenaire sur l'organisation l'année dernière ? Qui t'aide cette année ?
Plusieurs personnes participent à l'organisation sur un événement de cette envergure. J'avais un associé officiel depuis le début mais qui s’est révélé finalement être vraiment bidon. La première impression est toujours la bonne, avec un physique pareil il aurait au moins pu être bon comptable, même pas ! Maintenant je n'aurai plus de mauvaise surprise et pourrai dormir en paix. Je lui ai donné sa chance et il m'a trahi. A présent je suis épaulé par Sophie Routaboul qui dirige la société so eVENT . Une organisatrice de talent et de charme qui est efficace quelque soit le problème.
Tendance Bleue : Luderitz commence par un gros coup de baston et tu communiques sur les V-Max. Impressionnant forcément (bravo pour ton chiffre..) mais jeux dangereux tu ne l'ignores pas. Alors pourquoi ?
C’était pas voulu, je le jure. J'ai toujours communiqué sur le GPS car cela nous donne le potentiel réalisable. Pour ce qui est de la prise de risque, le jour ou je m'arrêterais d en prendre, c est que je serai mort. L’important est d’aller au bout des choses.
Tendance Bleue : le Luderitz Speed Challenge est un événement planétaire sur les plan des retombées et des résultats et pas de gros sponsor officiel. Pourquoi ?
C'est la crise même au pays des diamants. L'an dernier, j'ai annoncé que l’on allait enfin passer la barre des 50, on l’a fait. Luderitz est une valeur sûre. C'est une épreuve historique avec une communication généraliste. Malgré avoir fait beaucoup dans ce sens, tout le monde reste sur la réserve. Apparemment, mêler son image à une aventure positive au bout du désert serait trop de risque. Si un lecteur est intéressé… à votre bon cœur !
Tendance Bleue : chaque année, il se passe quelque chose de fort. La pression devient plus forte j'imagine. Est-ce que l'ambiance a changé en deux ans ?
Elle s'est améliorée. Tels des camping-caristes qui se retrouvent tous les ans autour d'un Ricard, à un détail près : cette sensation de graver son nom dans l histoire de ses rêves. Cela nous lie en une confrérie. Ce but unique nous canalise et résout tous les problèmes de la vie. Le fait d'aller tous dans la même direction nous permet d'éviter les conflits. J'ai loué une maison pour vingt personnes, genre « loft story », avec barbecue no futur et organise d’autres activités anti-pétoles genre trip cata au milieu des baleines, dauphins et autres gros phoques. Ce matin petit déj’ à la ville fantôme : ancienne mine de diamants. D'autres réjouissances restent à venir : safaris, quad dans le désert namibien, shark fishing entre coupé de maxi sessions freestyle et vague .
Tendance Bleue : est-ce que la pression sur le run ne devient pas plus difficile à gérer ?
Côté stress, j'ai connu pire, genre a Fuerté avec un banc d'espagnoles affamées qui t'attendent en raclant la poussière d'un coup de talon. C'est là que tu chopes ton herpes , hein Alex ??
Tendance Bleue : on ne t'imaginais pas forcément aux commandes d'un événement. Pourquoi as-tu plongé dans ce job difficile ?
Il fallait que ce soit un rider qui prenne les commandes . Je me suis retrouvé a faire ça a temps plein toute l'année. C'est un nouveau challenge pour moi. Je rassemble toute mon expérience et mon énergie, le Catman faisant place au Sébastien Cattelan.
C'est la suite logique après avoir couru pendant une bonne quinzaine d'années. C'est un concept qui offre la chance de s exprimer : 2 caméras , 1 résultat , 3 possibilités...
samedi 7 novembre 2009
La route de San Antao

Best Off : billet du 4 décembre 2006. Ce petit flash back sur le Cap Vert, au travers de plusieurs billets publiés fin 2006 et début 2007 s'explique par la volonté de prendre un peu de distance avec la sacro-sainte actualité, veaux d'or des gens qui ont intérêt à ce que le flux ne s'arrêtent jamais, pour revenir au fond. Le voyage, l'expérience, la découverte, les autres. Parce que la photo est aussi un vecteur pour ce genre de chose. J'ai ajouté aussi après quatre ou cinq billet sur le Cap Vert, un autre sur les premières régates à Nice, que certains d'entre vous auront peut-être vu sur Facebook, ce dimanche 7 novembre au soir. On notera que la Louis Vuitton Cup a eu la mauvaise idée de se dérouler au même moment que le départ de la transat Jacques Fabre et qu'au pays de la course au large, ce genre de timing ne pardonne pas. J'étais pas mal sur la route entre hier et aujourd'hui, toutes les radios parlait de la Jacques Fabre, aucune n'a fait ne serait-ce qu'une aparté sur le LVT. A part ça, petit temps sur Lüderitz, rien de nouveau coté vitesse à la voile.
Je retrouve souvent ce mot dans les recherches par mots clé qui arrivent sur le blog. Ce n'est pourtant pas une destination à la mode, pas un plan pour touristes. C'était et ce doit être toujours une île difficile d'accès avec plusieurs étapes à accomplir avec des correspondances qui n'en sont pas, et des horaires aléatoires. Qu'une tempête se lève et c'est courant, les bateaux de liaison ne naviguent plus. Que les vents de sables s'en mêlent et la liaison Sao Vicente vers Sal en prend un coup. Revenir vers chez vous peut prendre alors plusieurs jours. Je mesure aujourd'hui quellle chance j'ai eu d'aller là-bas. Le temps ne m'était pass compté. Ce n'est pas forcément une route que l'on choisit pour ses vacances. San Antao est un voyage, là-bas il faut du temps à perdre même si au final on s'aperçoit qu'il ne sera pas perdu si vous savez vous servir de vos yeux et oublier les deux derniers siècles. Si vous avez un appareil photo, il y a de quoi y passer des semaines. La route qui traverse l'île et qui va du port pour se rendre à Ribeira Grande en passant par le sommet du volcan Cuorvo est une route comme on en voit peu. Elle part d'un désert de lave, taille son chemin dans la pente aride et surchauffée, jongle le long de précipices et de pentes inconcevables où s'accrochent quelques cultures et finit par traverser des forêts sur les flancs du cratère où l'air est frais et où coulent des sources. Là des hommes cultivent et le spectacle est grandiose. Ensuite elle descend jusqu'à Ribeira Grande, improbable bourgade aux maisons colorées. Je pourrai écrire des heures sur le Cap Vert même si les mots ne reviennent pas tous facilement.
La magie du Cap Vert

Best Off : news initialement publiée le 4 novembre 2006, au début de ce blog.
Dès la fin des années 80, les yeux de windsurfers se sont tournés vers le Cap Vert. Exactement comme pour le surf, le voyage est une composante essentielle du windsurf. C'est d'ailleurs un point commun aux "vrais" sports de glisse que sont le surf, le windsurf, le kitesurf ou le snowboard et le ski new school pour les "snow addicts". Il s'agit de découvrir de nouveaux endroits, de nouveaux spots, d'autres cultures. Je suis allé au Cap Vert, la première fois en 1990 et j'y suis retourné souvent dans les cinq années qui suivirent. Dire que depuis le Cap Vert me manque est une vue de l'esprit.
J'ai tout de même eu l'énorme chance de voir Sal, Sao Vincente, San Antao ou Boa Vista quand le tourisme les avait à peine effleuré. J'ai traîné dans les bars de Mindelo, écouté la musique Cap Verdienne et bu le rhum local qui vous met le feu dans la gorge. J'ai goûté l'atmosphère si particulière ce pays incroyablement attachant et passé là-bas des journées entières avec juste à l'esprit l'envie de faire de bonne photo et de prendre à bras le corps ces moments précieux de la vie. J'avais coutûme de dire à ceux avec qui j'en parlais qu'aller au cap Vert tenait davantage du voyage que du tourisme. On ne revient pas idemne du Cap Vert. Il y a une sorte de mélancolie qui vous guette et qui vous travaille.
En photo, le Cap Vert m'a porté chance. Ce que j'y ai trouvé m'a inspiré. Suite à un courrier d'un pote qui instalél sur place pour cause d'amour immodéré des vagues locales (et des locales...), j'ai monté un des premiers reportages qui montrait vraiment la vague de Punta Preta, devenue célèbre depuis. J'ai ramené un photo que Rip Curl utilisa l'été 93 pour sa campagne The Search dans toute l'Europe. Sur l'impulsion d'un directeur artistique qui m'avait sèchement reproché de ne pas savoir faire de portrait - ce qui n'était pas faux - je me suis "rapproché" des gens dans les deux sens du terme. Ma distance venait du fait que je n'ai jamais pris les locaux pour des figurines. Au Cap Vert ou ailleurs. M'approcher pour les photographier revenait à mes yeux à leur manquer de respect. Au Cap Vert, j'ai appris à "rencontrer" les gens. A créer un contact qui souvent aboutit à une bonne photo. Celle où le respect et la confiance est des deux cotés de l'objectif.
San Antao

Best Off : billet initialement publié le 5 novembre 2006, lors des premiers mois de fonctionnement de de blog.
Une autre facette du Cap Vert. Des terres dénudées, et de vert il n'est plus question. C'est la face B de cet archipel. Mais à quelques kilomètres de cet endroit là, une route mène au sommet d'un volcan entouré de terre fertile et de végétation. Ne pas se fier aux apparences. San Antao est sans doute l'île qui vous prend le plus aux tripes. J'y étais, il y a une bonne dizaine d'années, mais mis à part quelques rares voitures, on pouvait dire que la 20 ème siècle n'était pas arrivé jusque là. Curieux sentiment alors que celui de l'homme blanc venu en avion chasser les vagues, les sensations fortes et les belles images, curieux sentiment alors que celui que je ressens à chaque fois qu'un reportage m'amène dans pays à la beauté surprenante et où les mots modernité, progrès, rendement, confort, besoin, consommation et tant d'autres qui ne nous font pas tous honneur, ne sont que des coquilles vides. Des lieux où le simple fait d'exister et de vivre, demande un effort quotidien et où le superfu n'existe pas. Reste alors le sentiment que d'être simplement là est un grand bonheur simple, que le sourire et la poignée de mains seront les simples et seules monnaies d'échange, mais une monnaie basique dans le sens essentiel du terme, et que chacun devra de son coté, faire avec les contradictions du monde. L'appareil photo ultra-moderne d'une coté, l'extrême dénuement de l'autre. Le fait de "témoigner" comme on dit souvent dans les Festivals de Photographie ne suffisant pas à balayer ce drôle de sentiment de culpabilité qui assaille alors celui né du bon coté. Mais bon, ne pas se fier aux apparences encore une fois, ne pas tirer de conclusion hâtive comme ces voyageurs qui pensent en découvrant la pauvreté, que le bonheur ne peut se concevoir que dans l'acceptation occidentale et moderne du terme et que l'on peut changer facilement le cours des choses. La réalité est plus complexe. Leur imposer la nôtre ne m'ayant pas souvent semblé le plus adapté.
Nous nous arrêterons dans une distillerie ou le pressoir est actionné par un boeuf qui tourne en rond et partagerons un verre de rhum chaud tout juste confectionné. Tant d'années après le souvenir est toujours fort. Photographe peut être parfois le plus beau des métiers. Parfois.
Le réveillon, Mayra Andrade, la musique et le Cap Vert
Best Off : billet initialement publié le 2 janvier 2007
Bon, j'espère que vous êtes tous dignement entrés dans 2007. De mon coté, franchement, ca ne s'est pas trop mal passé : Jacuzzi sous les étoiles avec une flûte de champagne à la main en début de soirée du 31, puis St Estèphe 1991 Grand Cru, un peu plus tard pour se mettre en jambe. Après, je synthétise un peu... quelques bonnes choses à manger et de la musique, beaucoup de musique. Et de ces quelques "très bons" moments, c'est surtout le son que je retiendrai. Car le son fait voyager et rappelle des images... Après avoir passé une partie de la journée à écouter et voir le DVD de Lenine en concert, mon pote (un ami qui vous fait découvrir Lenine est forcément un frère d'arme avec qui pactiser pour 100 ans) m'a mis, entre autres galettes, la musique de Mayra Andrade dans la tête...
Jeune et Jolie Cap Verdienne qui, sur un ton assez différent de Cesaria Evora, sans doute plus brésilien, vous fera aimer le Cap vert, sa musique et ce qu'elle raconte. C'est suave comme un jour sous les tropiques, chaud comme une belle promesse, rythmé comme un rêve. J'ai donc repensé au Cabo Verde une partie du W.E, car c'est je vous le jure, une des ces destinations qui manque.
La chaleur, le sable, la poussière, l'ambiance, les bars et la musique. Du coup, j'ai ressorti quelques images donc deux totalement opposables, de San Antao. La partie désertique de la route, écrasée par le soleil et celle qui aux abords du Volcan, vous fait croire que d'un bond (d'un James Bond..) vous voila téléporté en Suisse.
L'image de cette route de San Antao me rappelle qu'à cette époque j'avais un filtre gris neutre dégradé que j'utilisais de temps à autre pour récupérer des situations impossibles. En l'occurence, c'était là le cas, car je devais composer à ce moment là avec un lumière d'une dureté inouie. Mais cette route qui découpait la roche et l'étendue en arrière plan qui se perd dans la chaleur et la poussière donne une bonne idée de l'endroit.
Plus tôt dans la journée, nous étions passés près du volcan, en partant de Ribeira Grande. Lumière plus favorable pour cette image très verte. Le Cap Vert est un endroit envoûtant, je suis envoûté, je n'aurais pas du écouter Mayra Andrade. Mon pote m'a gravé le CD, je l'écoute en boucle, ça ne risque donc pas de s'arranger.
Du Cap Vert, j'ai encore beaucoup d'images à vous montrer, dont celle du phare de Sao Pedro. C'était un de mes premiers reportages. Nous étions partis en virée aux frais de Peter Stuyvesant Travel qui organisait là-bas une sorte de tentative de record de vitesse. Les Cap Verdiens "répétaient" le carnaval tous les soirs c'est tout dire. Il y avait parmi nous hervé Haus, le journaliste - disparu depuis- qui a su mettre les plus beaux mots sur le windsurf, au moment où celui-ci connaissait sa période la plus explosive et créatrice. Je me souviens de lui là-bas. A moi comme à beaucoup d'autres, Hervé Haus a su communiquer l'envie. Je le dis sans nostalgie mais ce mec a fait danser le journalisme. A coté, la prose de l'Equipe est aussi triste qu'un rapport annuel de caisse de retraite.
Mindello, le coeur du Cap Vert

Best Off. News initialement publiée le 5 novembre 2006.
C'est au Cap Vert, sur l'île de Sao Vicente. La ville de Mindello est surtout connue grâce à Cesaria Evora, la chanteuse Cap Verdienne qui a fait résonner le coeur de son pays dans le monde entier. Scène de la vie quotidienne. Le marché. Avril 1994. Fuji Velvia, EOS 1V
vendredi 6 novembre 2009
Les premières régates à Nice en 1879

Best Off : post du 13 décembre 2006
Nul ne sait vraiment quand l'homme a commencé à naviguer à des fins récréatives. Nul ne sait non plus quand les hommes ont introduit les avocats dans leur jardin maritime, ça s'est un joke personnel glissé dans cette news en ce début novembre 2009, époque où La Cup rend les hommes plus fous que jamais. Le terme même de "yacht" apparaît en Hollande vers 1590. Quant à la notion de plaisir et de compétition liée à la navigation, elle prend naissance au cours des siècles. C'est ce que dit le musée de la marine.
1842 marque la date de la première vraie régate à voile en mer Celle-ci à lieu au Havre. Jusqu'alors, il y a bien des petits bateaux à voile qui sortent régulièrement en mer, mais on ne régate pas encore. En Méditerranée, il faut attendre 1879 pour que se déroule la première vraie régate à Nice dont on trouve trace sur le site du musée de la marine à travers cette fabuleuse toile du peintre Clément. Les couleurs sont superbes, la mer y vit littéralement et le rendu de la flotte est très réaliste. J'adore ce tableau. Et vous ?
Pour info, le tableau n'est pas exposé.
jeudi 5 novembre 2009
Canal Blog aime Tendance Bleue, je re dégaine mon Best Off
Oui, je sais ce n'est pas cool, ce billet odieusement rebaptisé et daté d'aujourd'hui revient en deuxième troisième quatrième semaine. Je confesse mais c'est pour une bonne raison, Tendance Bleue est le dernier coup de coeur de canalblog et là c'est la deuxième fois. qJe l'avais initialement écrit pour le laisser un peu trainer en haut de la pile et l'actualité et mes envies ont repris le dessus.
Mais voilà, si vous découvrez aujourd'hui jeudi 5 novembre Tendance Bleue, blog né il y a un peu plus de trois ans, ce best off vous invite à relire des sujets qui me tiennent à coeur ou de les lire tout simplement si vous découvrez Tendance Bleue.
Avec un blog, le lecteur peut revenir en arrière. Remonter le fil. Un blog est un fil qui se déroule avec le temps, c'est là son intérêt. Mais le temps passe et le lecteur finalement suit le mouvement et va de l'avant. Je vais vous laisser quelques jours avec ce fil qui vous tire un peu en arrière. Vous verrez ça ne fait pas de mal. Si vous avez découvert Tendance Bleue il y a peu, ce qui suit est une petite sélection qui remonte jusqu'en avril dernier. Dix sept billets sur un blog qui en compte bientôt six cent. En écrivant ça, je mesure le temps passé à écrire. N'hésitez surtout pas à laisser des commentaires...
Réflexion sur la presse, internet et les blogs. 26/11
L'Hydroptère au pied du mur. 19/11
L'Hydroptère tourne la page jaune. 14/11
Deux potes bricolent des shorts et inventent Quiksilver. 10/11
Anita Conti (archives 12/2006)
Bill, gaillard d'avant. 7/10
Voiles de Saint Tropez : vendredi matin. 3/10
Culture visuelle : quel photographe êtes-vous ? 25/09
A propos du film tourné avec le Canon EOS 5D Mark II. 24/09
Photo et vidéo : le prochain choc (n'est pas celui que vous croyez...). 24/09
Interview Alex Caizergues en direct de Lüderitz. 23/09
Prise de coffre. 29/08
La sensiblité des guitares. 28/08
L'essence même du freeride...26/08
Faire d'un tronc d'arbre un bateau (archives 9 Novembre 2006)
25 noeuds, 1,5 m de houle serrée et douche gratuite sur les bateaux de presse. 4/06
Robby Naish et la légende du windsurf. 25/04
mercredi 4 novembre 2009
Les tempêtes sont belles aussi dans le sud...

La Méditerranée n'est pas la Bretagne. Les côtes y sont moins déchiquetées. Manque aussi ces houles géantes et lourdes venant pilonner des rochers noirs sous une lumière difficile mais sculpturale. On pourrait en concevoir quelques regrets. C'est vrai, la Bretagne est magnifique mais bon, nous avons de quoi nous consoler. La lumière du sud a attiré les meilleurs peintres, les photographes n'ont pas d'excuse. La grande bleu n'est pas assez vaste pour générer les houles de l'Atlantique mais les colères du Mistral font trembler les murs et les grands marins savent que les conditions ici peuvent être plus que redoutables. La mer donnait hier un grand spectacle et être photographe ces jours là est un vrai grand bonheur. Il y avait longtemps que je n'avais pas connu pareille satisfaction derrière mon viseur. La photo de nature est un grand plaisir solitaire et intérieur . Tout le monde est à égalité, ce n'est pas forcément la logistique qui fait la différence. Cliquez ici : www.thierryserayphotography.com. Attention, le site se lance alternativement avec les deux diaporamas. Celui de ce matin en 9 photos et le deuxième, celui-ci comprenant 42 images.
Le sac idéal du photographe. Saison 12 : Think Tank Acceleration V2
Ca y est, je viens de recevoir mon sac Think Tank Acceleration V2, vu lors d'un passage éclair à Paris et commandé chez Objectif Bastille hier, livré aujourd'hui. Tout mon matos rentre, il reste même de la place, je peux mettre le Macbook Pro 15" dans la poche avant avec une sacoche superbe et amovible prévue à cet effet. Le tout une fois fermé rappelle indéniablement que ce soit en taille comme en poids l'armoire normande qui trônait dans la maison familiale de mon enfance. Sauf que là, c'est à moi de la porter. Le sac est vraiment bien foutu, mieux qu'un Lowe Pro à mon goût bien que les Vertex aient l'air sympas, plus sobre, moins design mais aussi moins voyant. Le format très carré n'est pas génial au coup d'oeil, mais en résulte une contenance effarante. En outre, la profondeur du sac permet de caser sans problème en hauteur un 1D Mark III ou le 300/2.8 (je parle de l'encombrement du diamiètre du pare soleil) sans que cela fasse une bosse ou que le fait de fermer deviennent un tour de force. Reste à voir la fiablité mais je ne m'inquiète pas trop. Bon, maintenant je me demande si je n'aurais pas du prendre un modèle à roulette. Le prochain...
Ah j'oubliais, comme je suis en phase d'investissement, j'ai aussi acheté (chez Miss Numérique cette fois) un tripod Manfrotto, tout carbone. 50 cm remplié, 1,4 kg, une merveille. Je vais enfin pouvoir refaire de la photo au pied. Le précédent acheté dans l'optique du 600 mm, du vent fort, faisait 7 kg. Super stable il était mais depuis quelques années, je ne l'emportais plus nul part. Cette photo est celle du site Think Tank mais au final, mon chargement ressemble à s'y méprendre à celui là.
mardi 3 novembre 2009
Avec le Team French Spirit au Louis Vuitton Trophy

Pendant que les deux principaux protagonistes de l'America Cup poussent jusqu'à l'absurde leur affrontement, voir l'excellent blog de Mathieu Robert pour suivre ça en détail, l'esprit de la Cup et du match racing sera à Nice du 7 au 22 Novembre prochain pour le Louis Vuitton Trophy. J'y serai dès la fin de semaine avec le Team French Spirit pour lequel je ferai les photos. J'aurais sûrement des trucs intéressants à vous raconter en direct ds coulisses...
En ce qui concerne tribordmat, je vous conseille de lire aussi les commentaires, qui complètent parfaitement les sujets, et que Mathieu gère et modère de main de maître, sachant que le sujet est très brûlant en ce moment.
vendredi 30 octobre 2009
61,8 noeuds en vitesse de pointe
Un vent à décorner un CRS est venu déchirer le lagon de Luderitz hier. Premier résultat tangible, il n'y a plus internet sur place. Mais l'information peut quand même transiter par les moyens "old-school" et le téléphone a prouvé son efficacité. Alors tenez vous bien. : Sebastien Cattelan (qui ridait en 9 m dans du 50 noeuds) a réalisé une V-Max de 61,7 noeuds. Il a également réalisé une moyenne de 56,8 noeuds sur 10 secondes et un run de 500 m à 53,058 noeuds mais avant le début officiel de la période WSSRC donc aucun record à attendre. Mais c'est prometteur. Dans des rafales à 55 noeuds (et non pas 48 nds comme écrit précédemment) plutôt rudes pour un échauffement, Alex Caizergues a score 58 nds en V Max et 53 sur 10 seconde. Manu Taub a détruit une Bandi 8 m, on déplore aussi quelques gros crashs mais à priori rien de grave.
Un peu de feedback en live sur les vitesses de pointe. Pour info Hernie est le père de Sjoukje, l'actuelle détentrice du record chez les femmes.
Hennie Bredenkamp (58 knots): “electric, it’s my best speed ever!”
Alex Caizergues (59.5 knots)
Basil Cambanis (52.5): “I went maybe too late in the water”
Sebastien Cattelan (61.8 knots): “It was spectacular. We hope to push the limits further and maybe to break the outright record again. The dream gave me wings to run the event and motivated me to ride like never before.”
Sophie Routaboul (40 knots)
Charlotte Consorti (43 knots)
mercredi 28 octobre 2009
Langage graphique
Même s'il fait plus de 20° dans le sud, l'hiver bat déjà son plein dans la tête de ceux qui sont impliqués professionnellement dans le ski. J'ai connu ça plusieurs années, c'est d'ailleurs assez particulier à vivre. Vous parlez déjà de l'hiver dès septembre, en octobre vous êtes sur le glacier de Val d'Isère ou des Deux Alpes, en janvier vous avez déjà un hiver d'avance parce que vous parlez et essayer déjà les produits de l'année suivante, en avril alors que les autres sont déjà à la plage, vous avez encore la tête pleine de neige. En ce moment, les magazines débarquent en force dans les kiosques pour les payants que sont Skieur ou Skier ou dans le shops pour Snow Labo ou Ski Labo les gratuits édités par FreePresse, boite d'édition avec laquelle j'avais lancé KITE en 2004. L'occasion de voir le matos avec lequel on va se gaver cet hiver, l'occasion aussi de se régaler des visuels, des mises en pages et des designs produits d'un milieu où le graphisme et la création graphique tiennent un rôle clé. Le moment de se gaver de pub aussi dans lesquelles la photo a une place prépondérante. J'adore cette pub de la marque Head. La photo est belle mais surtout elle est bien servie par le texte. Efficace pour l'image.
mardi 27 octobre 2009
La video sur les reflex est-elle un traquenard ?
La vidéo sur les reflex fait couler beaucoup d'encre ici et ailleurs. Elle débarque massivement sur les reflex. Et pas n'importe laquelle, la vidéo HD. Les grands capteurs font des merveilles et les optiques haut de gamme des appareils photos autorisent des cadres, des effets de PDC et des rendus qui font rêver. L'évolution parait presque naturelle puisque tout le monde peut constater que la majorité des possesseurs de compact font un max de vidéos avec leur appareil. Faisons donc la même chose sur les reflex ont donc pensé ces messieurs de Canon, Nikon & Co. Et les photographes amateurs et pros de rêver. D'autant qu'on leur lâche des cacahuètes et des belles. Le film de Vincent Laforêt. par exemple. Celui du beau gosse le soir à NY et celui du surfer. Mais il y a un piège. Comme le dit justement Morgan dans les commentaires d'un précédent billet et comme le soulignait Sylvain et d'autres avant lui, il y a du gros matos derrière. De l'éclairage, de la stabilisation, des conseillers techniques quand ce n'est pas de la post-prod. Vous remarquerez un truc marrant sur le film de surf de VL à voir sur Smugmug. Quand le film s'achève, la barre de défilement n'est qu'à 60%. Le reste est le générique et il y a du monde à citer. Les reflex vidéo ne sont pas plus un miracle que la Go Pro HD. Ce sont deux outils. Passionnant. Il y aura des gens pour en tirer partie et je ne cache pas que ça me donne des idées, moi qui est été biberonné aux films de ski, de surf, de windsurf et de montagne. Mais le tournevis ne fait pas l'ouvrier. Il faudra avoir une démarche de réalisateur et s'habituer à la lourdeur d'un tournage. Pourtant, cette nouvelles possibilité déclenche à divers degré chez nous tous un sentiment irrationnel. Un sentiment sur lequel compte bien les directeurs marketing et leur homologues financiers. Tout comme la photo numérique nous a plongé dans un univers où il faut dépenser plus, la vidéo coupe le poil décimé par la première avant qu'il ne se retracte. Le poil, c'est votre Carte bleue.
Vincent Laforêt est un mec hors normes. Un créatif d'exception. Il pourrait sans doute faire une bonne vidéo sur le web avec un iPhone pourvu qu'il ait les moyens complémentaires. La vidéo nous fait rêver à juste titre mais il faut savoir ce que ça implique, le meilleur moyen d'en faire restant aujourd'hui une ... caméra. Une Panasonic HVX 201 qui n'est ni ultra haut de gamme mais qui commence à cracher de la qualité est moins chère qu'un Mark IV. Penser que claquer sa paye chez Canon ou chez Nikon suffira est une lourde erreur. D'autant que comme pour les boitiers photo, les nouveaux boitiers "vidéos" vont se succéder tous les 12 mois, je veux bien parier et les heureux d'aujourd'hui sont les cocus de demain. La technique va nous émerveiller, elle va progresser mais on nous jouera le jeu du Mega Hertz à la grande époque du PC. Regardez bien la photo qui illustre ce post et demandez vous combien vaut tout le bazar pour que le nouveau/nouveau reflex soit juste utilisable en vidéo. Ce truc est un rêve de vendeur d'accessoires.
Pourtant, il faut finir sur une note positive. Les photographes ont une carte à jouer car ils ont l'habitude d'un cadrage exigeant. Ils ont beaucoup d'autres notions à intégrer mais cette base là est un acquis de taille.
Les fondamentaux
On parle beaucoup d'internet et de la vidéo, moi le premier. L'intégration de la vidéo sera la prochaine grosse tendance du web, que ce soit pour les sites d'entreprises, pour la communication en live ou même les mémos interne. Pour les médias, cette tendance est déjà en marche. On peut donc raisonnablement se questionner sur l'évolution du matériel (la convergence photo/vidéo souvent abordée ici en début d'année) et l'utilisation qui en découlera. Ce blog est résolument optimiste, tablant sur les nouvelles donnes qui surgissent de tous les changements, ça ne nous empêche pas de nous demander ce qu'il adviendra quand n'importe quel utilisateur (événements, médias, agence, web tv) pourra extraire de son flux vidéo HD des images fixes. Je vous rappelle que cette possibilité est offerte par ... la Go Pro HD qui sort des photos en 5 Mpx. Mais contrairement à ce que ces premières lignes pourraient vous laisser penser, ce n'est pas le sujet du post. Non. Bien au contraire. L'avenir n'est jamais ni comme on le craint, ni comme on l'espère, la phrase n'est pas de moi. Il y a tout lieu de penser que la photo et le livre en vrai papier resteront des médias forts.
J'étais à Aix en Provence la semaine dernière. Il y a trois belles et grosses
librairies à Aix. C'est toujours un plaisir d'y entrer. J'ai acheté la nouvelle édition de "La Terre Vue du Ciel" avec beaucoup (cent nous dit-on) de nouvelles images. J'ai aussi acheté la petite version cette fois du bouquin de Plisson "La Mer". Feuilleter le premier est un plaisir immense quoique peu pratique tellement le bouquin est énorme. Les photos sont sublimes, YAB est un grand maître. Nombreux sont ceux qui ont fait des images vues du ciel ensuite et on a vu combien l'exercice était difficile... Ensuite le pavé de Philip Plisson est aussi un bonheur et certaine vieilles images au grain marqué prouvent encore que la perfection technique d'une image (l'absence de grain/bruit qui alimente beaucoup de discussion sur les blogs) n'est pas nécessaire pour qu'elle soit pleine d'émotion et de sens
Mark IV vs Go Pro HD : deuxième aspect
4 990 € contre 299 dollars. Vous allez me dire qu'on ne fera pas la même chose avec. Certes. Mais ce grand écart posera un certain nombre de problèmes qu'il faudra résoudre. Etant donné l'explosion des coûts pour un professionnel (je viens de claquer 4 000 € la semaine dernière et encore il me faut encore deux disques durs, un grand écran, un nouveau sac et un caisson...) il faudra apporter aux clients , une valeur ajoutée qui soit en relation avec le prix pratiqué. Ceci pour espérer pouvoir rentabiliser un tel investissement. Alors même que ce seront en circulation des images à bas coût. Ca n'a rien d'impossible mais ca demande une vraie stratégie. Etre photographe ne consiste pas uniquement à prendre des photos et à les montrer en espérant qu'elles partent toutes seules.
lundi 26 octobre 2009
NWD : une référence
Tous ceux qui viennent ici régulièrement savent qu'après avoir beaucoup parlé de mer, on rentre aussi à terre pour parler d'images fortes. On commençait à discuter vidéo dans les commentaires avec Sylvain (Exotibus) et je lui disais que certains films m'impressionnait plus que d'autres. En voici un exemple. NWD n'est peut-être pas le meilleur, à la limite, je préfère le 8 mais le niveau devant et derrière la caméra reste élevé. Le film de surf de Vincent Laforêt dont je parle en commentaire du précédent billet me "touche" davantage car il y a une vraie ambiance et le regard de VL est vraiment non seulement esthétique mais juste. Je veux parler de son regard sur le surf.
Vidéo HD. Addikt 2 tourné en caméra Red et avec un Mark II
A voir sur le site www.bandit3.com, le dernier film de la marque de kite F.ONE. Addikt 2 a été tourné cet été à l'île Maurice, plus précisemment au Morne pour ceux qui connaissent ce site exceptionnel. Il y avait deux caméras Red (et oui les gars, il y en a qui ont deux caméras Red dans leur quiver) dont une avec un caisson étanche spécial fabriqué en californie, et un Canon EOS 5D Mark II pour les plans ou un matériel léger s'imposait. PEtit détail qui a son importance, la Red chauffait dans son caisson et finissait par produire de la buée. Il fallait que le cadreur la rapporte au bateau où on ouvrait le caisson pour la faire refroidir et pendant ce temps là quelques plans étaient tournés au 5D Mark II. J'ajoute que vous avez la possibilité de télécharger le film.
vendredi 23 octobre 2009
Plus belle la vie... à Marseille
Météo incroyable en ce moment. 50 à 60 noeuds de mistral lundi 12 octobre, tempête d'Est cette semaine avec des pluies interminables, retour d'un solide mistral aujourd'hui... Marseille vue de Notre Dame de la Garde alias "La Bonne Mère" avec les îles du Frioul en arrière plan et les deux grosses et belles marques cardinales de la sortie du port.
